Sainte Julitte (Julie)

Martyre à Césarée de Cappadoce

Feast : July 30th 4th century • sainte

Summary

Martyre à Césarée de Cappadoce, sainte Julitte préféra la foi aux avantages du monde. Condamnée au bûcher, elle mourut étouffée par la fumée tandis que les flammes l'épargnaient miraculeusement. Une source d'eau douce jaillit près de son tombeau, apportant la santé aux habitants.

Biography

SAINTE JULITTE OU JULIE,

MARTYRE À CÉSARÉE DE CAPPADOCE.

sacrifice de tous les avantages qu'elle avait lieu d'espérer dans le monde; ils admiraient surtout cette intrépidité avec laquelle elle envisageait la mort.

Tout étant préparé pour le supplice, elle se mit elle-même sur le bûcher où elle expira. Il paraît qu'elle fut étouffée par la fumée; du moins les flammes s'étant élevées autour d'elle en forme d'arcade ne touchèrent point à son corps, et les chrétiens le retirèrent tout entier. On l'enterra dans le vestibule de la grande église de Césarée. Saint Basile, parlant de ce précieux trésor vers l'an 375, s'exprimait ainsi : « Il enrichit de bénédictions le lieu où il est, et ceux qui y viennent. On a vu », ajoute-t-il, « près de l'endroit où il a été déposé, sortir une source d'eau très-agréable, tandis que toutes celles du voisinage sont salées et malsaines, de manière que cette martyre, semblable à une mère attentive, soulage tous les habitants de la ville. Cette eau donne la santé et guérit les maladies. C'est ce même bienfait qu'Elisée accorda jadis aux habitants de Jéricho, en changeant en une boisson douce et agréable l'eau du lieu, qui était salée de sa nature. Hommes », ajoute le Saint, « ne le cédez pas aux femmes dans la défense de la foi ! Que l'exemple de sainte Julitte vous apprenne que la faiblesse de notre nature ne nous empêche pas de célébrer la générosité chrétienne ». Sainte Julitte est honorée en ce jour par les Grecs et les Latins.

Acta Sanctorum; Godescard.

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## SAINT HYMETIÈRE OU IMETIER, MOINE DE CONDAT.

Saint Hymetière vivait dans le VIe siècle. Il se sanctifia d'abord à l'abbaye de Condat par la pratique des vertus monastiques. Puis, le désir de gagner à Jésus-Christ des âmes encore esclaves de la superstition l'excita à porter l'Évangile dans quelque région encore inexplorée du Jura. Les moines étaient alors les missionnaires de la civilisation chrétienne. Quand ils avaient accompli dans un pays le premier travail du défrichement, et que leur établissement avait pris une existence assurée, ils envoyaient quelques-uns des leurs accomplir dans d'autres lieux le même travail, en cultivant les terres et en instruisant les âmes. Hymetière alla donc, à quelques lieues de Condat, fonder un ermitage sur les bords de la Valouse. Ce pays, assez agréable, renfermait cependant un sol mauvais et stérile. C'était un mérite de plus pour Hymetière d'y faire germer la vie et la fertilité. Il avait probablement avec lui quelques compagnons dont il était le chef, et peu à peu des habitations se formèrent autour de sa cellule, et donnèrent naissance au village qui porte aujourd'hui son nom.

Saint Hymetière mourut dans ce lieu même, et les vertus éminentes qu'il avait pratiquées le firent bientôt honorer comme un Saint. On déposa ses restes précieux dans une chapelle qui fut placée sous son invocation, et transformée en une église plus vaste dès le siècle suivant. Les lieux qu'il avait habités sont encore pleins de son souvenir. On montre, sous l'emplacement de l'ancien prieuré, la fontaine où il allait se désaltérer, et la foi naïve des fidèles prétend voir, sur les bords de cette source, l'empreinte des doigts du pieux ermite.

La cellule de saint Hymetière est nommée, au IXe siècle, dans un diplôme de Charles le Chauve. À cette époque, un prieuré de l'Ordre de Saint-Augustin occupait la place de l'humble ermitage du Saint. Ce prieuré dépendait de l'église de Saint-Vincent de Mâcon, à laquelle il payait une redevance annuelle depuis longtemps. Renand, vassal de Guerrin Ier, comte de Mâcon, en ayant réclamé la propriété sur de faux titres, l'empereur confirma, par un diplôme, les droits de l'église de Saint-Vincent. Ce bénéfice fut réuni, dans le XIIIe siècle, au chapitre de Saint-Pierre de Mâcon. On y conservait précieusement les reliques de saint Hymetière, qui était en grande vénération dans le pays. Des miracles attestèrent sa puissante protection auprès de Dieu, et ils devinrent si nombreux que l'autorité ecclésiastique ordonna de faire, selon les formes du droit, une enquête à ce sujet.

VIES DES SAINTS. — TOME IX.

Le culte de saint Hymetière s'est perpétué jusqu'à nos jours dans la Franche-Comté. Sa fête s'y célèbre encore le 28 juillet dans le diocèse de Besançon, et le 30 juillet, sous le rite double, dans le propre du diocèse de Saint-Claude.

La paroisse de Saint-Hymetière est appelée la Grande Paroisse, parce qu'elle comprenait au XVIIIe siècle plusieurs villages dont le saint religieux était le patron. Ses reliques, conservées auparavant dans deux châsses symétriques, reposent aujourd'hui dans une châssée neuve en chêne sculpté, qu'on a placée sur l'autel érigé en l'honneur du Saint.

Le prieuré de Saint-Hymetière a été détruit dans les guerres du XVe siècle ; mais les habitants ont toujours fidèlement conservé le souvenir de leur patron, qu'ils honorent encore avec une confiance filiale, et chaque année ses reliques sont portées solennellement en procession le lundi de la Pentecôte, et restent plusieurs jours exposées à la vénération des fidèles. La dévotion aux reliques du saint protecteur attire encore, ces jours-là, une grande affluence d'étrangers à Saint-Hymetière, et, d'après un ancien usage, on lui recommande spécialement les enfants de faible constitution. Plusieurs ex-voto, qu'on voyait autrefois exposés dans l'église, attestaient les faveurs signalées que les fidèles avaient obtenues par la protection du Saint.

Extrait de la Vie des Saints de Franche-Comté.

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Feast Date

July 30th

Death

Vers 375 (mention de Saint Basile)