Saint Éluan

Disciple de saint Joseph d'Arimathie

Feast : January 2nd 2nd century • saint

Summary

Disciples de saint Joseph d'Arimathie au IIe siècle, Éluan et Méduin furent envoyés à Rome par le roi breton Lucius pour solliciter des missionnaires auprès du pape Éleuthère. Ils revinrent accompagnés de saint Fugace et saint Damien pour évangéliser la Bretagne. Leurs actes furent plus tard retrouvés par saint Patrice dans les ruines d'un ancien sanctuaire.

Biography

SAINT ÉLUAN ET SAINT MÉDUIN (IIe siècle).

Tertullien nous apprend qu'en Bretagne le christianisme avait porté ses conquêtes dans des lieux où n'avaient pu pénétrer les armes des Romains. Il y avait donc des rois indépendants, entre autres Lucins, que l'on pense avoir gouverné cette partie du pays où se trouve aujourd'hui Glasgow, et que la bonté de ses mœurs préparait à recevoir la lumière de l'Évangile. Saint Éluard et saint Méduin étaient disciples de saint Joseph d'Arimathie ; envoyés à Rome par le roi breton pour demander un renfort de missionnaires, le pape saint Éleuthère, qui occupait la chaire de saint Pierre, leur adjoignit saint Fugace et saint Damien. Lorsque, plus tard, saint Patrice parcourant la même contrée, relevait les anciens sanctuaires tombés en ruine, il trouva dans les décombres de l'un d'eux les Actes des Apôtres et la relation des travaux apostoliques de saint Fugace et de saint Damien, écrite par le docteur Méduin. (Grands Bollandistes, t. Ier de janvier, p. 16.)

Extrait du légendaire d'Antun, par M. F. E. Foquegnot, qui a emprunté cette notice à Raoul Glaber et à Hugues de Flavigny.

Extrait d'une lettre de M. Bollengreville, curé-doyen de la Sainte-Trinité, à Fécamp, 6 août 1561.

IIe JOUR DE JANVIER

MARTYROLOGE ROMAIN.

L'Octave de saint Étienne, premier martyr. — À Rome, la mémoire de beaucoup de saints Martyrs qui, méprisant l'édit de Dioclétien, par lequel ce prince ordonnait aux chrétiens de livrer les saintes Écritures, aimèrent mieux abandonner leurs corps aux bourreaux que les choses saintes aux chiens. 304. — À Antioche, le martyre du bienheureux Isidore, évêque, 420. — À Tomes, dans le Pont, les trois saints frères Argée, Narcisse et Marcellin. Ce dernier, encore jeune, ayant été compris dans l'enrôlement des nouveaux soldats, sous l'empereur Licinius, et ne voulant pas servir, fut brûlé cruellement, puis enfermé dans un cachot, et enfin plongé dans la mer où il consomma son martyre. Ses frères périrent par le glaive. 329. — À Milan, saint Martinien, évêque. Après 431. — À Nitrie, en Égypte, le bienheureux Isidore, évêque et confesseur, 17e s. — Ce même jour, saint Siridion, évêque. — Dans la Thébaïde, saint MACAIRE, d'Alexandrie, abbé. Vers 393.

MARTYROLOGE DE FRANCE. REVU ET AUGMENTÉ

À Périgueux, les saints martyrs Frontais, Séverin, Sévérien et Silan ou Silain, disciples de saint Front, premier évêque de ce siège, 12e s. — À Vienne, en Dauphiné, saint Paracode, évêque et confesseur, qui gouverna cette Église avec une force invincible durant la persécution d'Alexandre Sévère. Vers 235. — Au territoire de Vienne, sur le Rhône, saint Défendant, et plusieurs autres soldats, martyrs, qui furent tués par l'ordre de l'empereur Maximien. 290. — En Dauphiné, saint MAXIME ou MÈME, abbé d'un monastère situé dans un faubourg de Vienne. 625. — À Marseille, saint Théodore, évêque et confesseur, qui souffrit avec une patience et une douceur admirables des persécutions et des peines inouïes de la part de son clergé et de son peuple; mais son innocence ayant été manifestée miraculeusement, il mourut enfin en paix au milieu de ceux qui l'avaient le plus tourmenté. VIe s. — À Rodez, en France, saint Vincent, confesseur, dans l'église duquel a reposé aussi le corps de sainte Tarsicie, vierge. — Au diocèse de Tulle, saint VIANCE ou VINCENTIEN, confesseur et palefrenier qui a donné son nom à l'ancien bourg d'Avelia-Curta. Vers 667 ou 674. — À Corbie, en Picardie, saint ADÉLARD, abbé de ce lieu, petit-fils de Charles-Martel, dont la vie a été écrite par saint Paschase Radbert et par saint Géraud de Sauve-Majeure. 826. — Au monastère de Lérins, saint Dernhère, frère du même saint Adélard, et religieux de son abbaye, qui fut relégué dans cette île à cause de la calomnie des méchants, et qui y vécut et mourut dans une admirable sainteté. — À Biffom, en Auvergne, saint Maximia, confesseur. — Ce même jour, saint Aubrin (Alberic), patron de Montbrison, en Forez, où il y a de ses reliques. — À Saint-Nectaire, en Auvergne, saint Baudhne, confesseur. — À Bourges, saint Asclipe, évêque de Limoges, que les religieuses de Saint-Laurent de cette ville regardent comme le fondateur de leur monastère. Ses reliques étaient conservées avec celles de saint Florent, de saint David et de saint Thalasse. VIIIe s. Saint Asclipe engagea Charlemagne à restaurer le monastère de Saint-Laurent de Bourges; ce que ce grand prince exécuta avec une magnificence digne de lui. On tint même pour certain qu'une fille de l'empereur, nommée Euphrasie ou Affroy, fut établie abbesse de ce couvent de Bénédictines. — À Melun, sur la Seine, la fête de saint ASFACE évêque d'Eusse, en Gascogne, qui, étant contraint de quitter ce pays par l'irruption des Goths ariens, vint apporter la lumière de l'Évangile en beaucoup de villes de France, parmi lesquelles Melun, qui eut le bonheur d'être purgée par ses soins des restes de l'idolâtrie. Avant 573. — Au monastère de Chouy, saint Odilon, abbé, dont la mort est marquée au 14e janvier. 1049.

MARTYROLOGES DES ORDRES RELIGIEUX.

Martyrologe de l'Ordre de Saint-Basile. — À Troyne, en Sicile, saint Sylvestre, moine de l'Ordre de Saint-Basile, illustre par ses miracles, qui délivra plusieurs fois cette ville de graves fléaux. 1185.

ADDITIONS FAITES D'APRÈS LES BOLLANDISTES ET AUTRES HAGIOGRAPHES.

À Prague, la fête de toutes les saintes reliques données à cette ville par l'empereur Charles IV. Cette fête fut concédée par Innocent IV et enrichie d'indulgences. — À Sirmium (Esclavonie), les saints Maximien, Acution, Timothée, Hérisse, Artaze, Vite, Acutus, Tobie, Eugenda, martyrs, mentionnés dans le Martyrologe de saint Jérôme. — Chez les Grecs, saint Macaire le Sourd et saint Théophiste, qui fut lapidé. — À Plaisance, plusieurs martyrs, dont les corps furent jetés, sous Dioclétien, dans un puits recouvert plus tard par l'église de Sainte-Marie de Campanie, et d'où s'échappa pendant un certain temps une huile merveilleuse, qui cessa de couler lorsque l'avarice des hommes voulut en faire trafic. — À Fossano, en Piémont, les saints Alvérins et Sébastien, de la légion Thébaïne, dont les corps, retrouvés en 1427, sont conservés dans cette ville; martyrisés sous Dioclétien. — Sainte Théodote, mère des saints Côme et Damien. IIIe s. — À Antioche (probablement) les saints Stratonien, Macaire, Abbas, Saturus, Possesseur, martyrs, mentionnés dans le Martyrologe de saint Jérôme. — À Soles, en Chypre, saint Pierre, évêque de ce siège. La tradition des Abyssins catholiques porte que c'est lui qui baptisa Constantin le Grand. IVe s. — En Angleterre, plusieurs martyrs égorgés à Lichfield : cette ville dont le nom signifie champ des cartouches, a dans ses armes des martyrs livrés à la torture. Vers l'an 304. — En Éthiopie et à Jérusalem, les saintes Basile, Clandia, Aureca, et les saints Vital et Étienne (ce dernier est différent du premier martyr du même nom), martyrs, mentionnés dans le Martyrologe de saint Jérôme. — À Césarée, en Cappadoce, saint Basile d'Ancyre, soldat martyrisé sous Julien l'Apostat; il fut jeté aux bêtes à Césarée, après avoir été torturé à Ancyre et à Constantinople. — En Égypte, saint MACAIRE l'ancien, mentionné au Martyrologe romain le 15 janvier, mais dont nous donnons la vie aujourd'hui. — En Italie, saint Macaire, solitaire, né à Rome. Vicaire du préfet de la ville, il abandonna tout pour embrasser la vie érémitique et parvint à une grande vieillesse. Ses reliques sont conservées dans l'église Saint-Sixte à Plaisance. Les habitants de Chierne, près de Bologne, l'invoquaient contre la tempête; vers l'an 450. — Encore en Italie, Saint Bladolphe, moine à Rabbie; celui-ci reprocha son hérésie au roi des Lombards Ariovalde; frappé par son ordre d'un coup mortel, il guérit miraculeusement. VIIe s.— En Souabe, le bienheureux Odinon ou Otlenen, premier abbé de Monchroden, monastère de l'Ordre des Prémontrés; il fit une ample moisson d'âmes pour le ciel. An 1182. — L'an du monde 1642, la mort de SETH, fils d'Adam, qui fut le père des Enfants de Dieu.

Feast Date

January 2nd

Death

IIe siècle