Le Bienheureux Pierre de Castelnau
Légat et missionnaire apostolique
Summary
Moine de Cîteaux et légat du pape Innocent III, Pierre de Castelnau fut chargé de convertir les Albigeois dans le Midi de la France. Face à la duplicité du comte Raymond de Toulouse, il fit preuve d'une fermeté héroïque jusqu'à son assassinat en 1208. Son martyre marqua un tournant décisif dans la lutte contre l'hérésie cathare.
Biography
LE BIENHEUREUX PIERRE DE CASTELNAU
plus général en le qualifiant de bienheureux. Il était né dans le diocèse de Montpellier en Languedoc. Ayant embrassé l'état ecclésiastique, il s'y distingua par sa science et sa probité, et devint archidiacre de l'église de Maguelonne, dont le siège épiscopal a été, dans la suite des temps, transféré à Montpellier. Le pape Innocent III, qui l'avait connu avant d'être élevé au souverain pontificat, l'employa dans des négociations importantes, et, content de ses succès, il le destinait aux premières dignités de l'Église, lorsque Pierre, touché de Dieu, se retira dans l'abbaye de Font-Froide, à deux lieues de Narbonne, et y prit l'habit de Cîteaux. Le Pape l'enleva bientôt à la vie obscure et tranquille du cloître, pour lui confier la plus difficile des missions. L'hérésie des Albigeois n'était pas seulement une erreur, c'était une plaie sociale, qui menaçait de dévorer la France au Midi. Comme les Manichéens, ils faisaient Dieu auteur du mal: ils divinisaient ainsi tous les crimes et s'y livraient sans scrupule. Ce n'était pas seulement le peuple, dont les mœurs étaient corrompues, mais surtout la noblesse et même le clergé. Le Pape, chargé de délivrer la société chrétienne de ce mal si terrible et si contagieux, y employa tous les moyens que le droit alors régnant mettait à sa disposition. Aussi Hurter, écrivain protestant, ne trouve point que ce grand Pontife ait outrepassé les pouvoirs que lui conférait l'organisation de la société chrétienne à cette époque, en invitant les princes à lui prêter le secours de leur autorité ou même de leur épée, pour détruire l'anarchie non moins civile que religieuse, qui menaçait la France, l'Espagne et l'Italie. Il fit Pierre de Castelnau son légat et missionnaire apostolique, lui adjoignit deux compagnons du même Ordre, et leur donna pleins pouvoirs sur ces contrées. Ces pouvoirs leur étaient bien nécessaires, et il leur fallut en user. Car ils déposèrent l'évêque de Viviers, excommunièrent celui de Béziers, chassèrent du siège de Toulouse l'intrus qui y était monté par des voies simoniaques.
Toulouse était l'un des chefs-lieux de la secte albigeoise, et il importait que cette grande cité donnât l'exemple du retour à la foi catholique. La mission des légats ne demeura pas sans fruits; ils obtinrent des principaux habitants de la ville la promesse, par serment, d'abjurer l'hérésie; en retour les légats s'empressèrent de confirmer au nom du pape les libertés et franchises de la cité. L'Église qui ne supporte pas la licence de l'erreur, a toujours favorisé hautement les légitimes libertés des peuples; elle n'a jamais cessé de prêcher cette parole de l'Évangile: « C'est la vérité qui rend libre ».
Toutefois, ce premier succès ne fut pas de longue durée. L'hérésie, un moment comprimée à Toulouse, y redevint plus menaçante que jamais; et comme, d'ailleurs, elle promenait ses ravages dans les contrées environnantes, les légats s'éloignèrent de Toulouse et se mirent à évangéliser tous les lieux où l'ardeur de la secte sollicitait plus instamment leur zèle. C'est ainsi qu'en 1204 ils se rendirent à Carcassonne, pour conférer avec les hérétiques, et là ils n'eurent pas de peine à les convaincre des plus épouvantables blasphèmes.
Mais, à mesure que les légats s'appliquaient davantage à cultiver la vigne du Seigneur, ils pouvaient aussi mieux comprendre jusqu'à quel point les renards l'avaient su démolir, ruiner et saccager. Les évêques, les princes, les barons, ceux-là même que Dieu avait élevés pour être les gardiens de sa vigne, se liguaient contre l'Église. Bérenger, archevêque de Narbonne, avait été menacé par les légats d'être privé de sa juridiction; et ce prélat s'était inscrit publiquement, à son tour, contre le pouvoir des légats.
LE BIENNEUREUX PIERRE DE CASTELNAU.
Tant d'obstacles réunis effrayèrent Pierre de Castelnau. Il demanda au Pape d'être déchargé d'un fardeau trop lourd, et le supplia de permettre qu'il pût rentrer dans son monastère.
Le souverain Pontife n'avait garde de renoncer aux éminents services que son légat pouvait rendre à l'Église. La belle lettre qu'il lui écrivit ranima son courage. « A frère Pierre de Castelnau, légat du Siège Apostolique: La dette de la charité qui ne recherche pas son bien propre exige que celui qui s'élève en embrassant Rachel sur les hauteurs de la contemplation, ne repousse pas les embrassements de Lia, bien que ses yeux soient infirmes, quand la nécessité l'appelle au ministère actif. Puis donc qu'en présence de cette nécessité, nous avons jugé bon de t'arracher, pour un temps, au repos de la contemplation que tu avais choisi et t'avons chargé pour nous, ou plutôt pour le Christ, du pesant ministère de la légation apostolique, afin que tu obtiennes, un jour, de réconcilier au Seigneur ceux dont l'ange des ténèbres a rendu les esprits aveugles, tu ne dois pas refuser le travail, bien que le peuple vers lequel tu es envoyé paraisse dur et incorrigible; car tu n'ignores pas que le Seigneur peut, des pierres elles-mêmes, faire sortir des enfants d'Abraham. N'attends pas une récompense moindre, pour n'avoir pas, jusqu'à présent, réussi suivant tes désirs. C'est le travail que Dieu récompense, et non le succès. Espérant donc avec fermeté dans le Seigneur qui donne au labeur l'accroissement, nous exhortons et conjurons ta piété, et nous te commandons même par cet écrit apostolique, de faire instance auprès des peuples à temps et à contre-temps, de les reprendre, de les supplier, de les instruire, sans te lasser jamais, de remplir fidèlement enfin ta charge d'évangéliste et d'accomplir jusqu'au terme le ministère que nous t'avons confié. »
Fortifié par ces paroles, Pierre se remet courageusement à l'œuvre. Apprenant que le comte de Toulouse soutenait de nouveau et fomentait publiquement l'hérésie, après l'avoir une première fois abjurée, il se rend à sa cour en 1203, exige de lui un nouveau serment et l'obtient. En même temps, il dépose l'évêque Raymond de Rabastens, prélat simoniaque et oublieux de ses devoirs, et prépare ainsi l'élection du célèbre Foulques, son ami, âme ardente et passionnée, mais qui tourna toute son ardeur vers Dieu et qui, après une jeunesse frivole que de vains succès de poésie avaient trop longtemps égarée, sortant du monde et se consacrant au sacerdoce, devint un des grands évêques de son siècle.
Puis, le saint légat se dirige vers le Rhône, parcourt les provinces d'Arles et de Vienne, tient à Arles un concile où il rédige de nouveaux statuts pour le gouvernement de cette Église; et, au milieu des complications qu'une grave maladie vient ajouter à ses travaux, déploie un zèle infatigable pour assurer le succès de sa mission.
Néanmoins, en 1206, nous le retrouvons à Montpellier, déplorant avec frère Raoul, son collègue, la stérilité de leurs communs efforts.
Les scandales malheureusement nombreux que l'hérésie était en droit de reprocher au clergé ajoutaient une difficulté de plus à l'œuvre entreprise par les légats.
L'hérésie exerça une grande influence sur le clergé. En brisant tous les liens de la morale, elle avait nécessairement relâché ceux de la discipline ecclésiastique. Nous ne voulons pas nier assurément, qu'aux xii et xiii siècles, si glorieux, d'ailleurs, pour l'Église et surtout si féconds en grands saints, la liberté des mœurs féodales et l'abus des richesses n'eussent causé de gra-
ves dommages à la pureté du sacerdoce; mais nous soutenons que les immorales coutumes de l'hérésie s'infiltrant par les fentes du sanctuaire en même temps qu'elles débordaient dans le monde, purent agir sur un grand nombre de clercs avec de très pernicieuses influences; cercle fatalement vicieux où l'hérésie accusait le clergé, et où le clergé s'énervait aux dissolvantes émanations d'une atmosphère corrompue.
Quoi qu'il en soit, les légats se sentaient de nouveau défaillir, quand le Seigneur, dit un vieil historien, « qui sait toujours tenir des flèches en réserve dans le carquois de sa Providence, leur envoya du fond de l'Espagne deux saints et vaillants athlètes ».
Au mois de juillet 1206, le vénérable évêque d'Osma, Diégo d'Azèbes, accompagné d'un chanoine régulier, sous-prieur de son Église, venait frapper à leur porte avec le bâton du pèlerin. Le sous-prieur était saint Dominique.
Les légats ne manquèrent pas de confier à l'évêque la cause de leur chagrin, et lui firent part de leurs défaillances. L'évêque n'approuva pas les pusillanimes pensées des légats; il les engagea, au contraire, à poursuivre plus ardemment que jamais la prédication de la parole. Toutefois il ajouta que, pour guérir les maux de l'Église, la parole ne suffisait pas, qu'il y fallait l'autorité de l'exemple; qu'apôtres de l'Évangile, ils devaient vivre de la vie des Apôtres, marcher nu-pieds, ne porter ni or ni argent, et prêcher, en un mot, le langage de la pauvreté chrétienne, en même temps que celui de la vérité catholique.
Les saints se comprennent facilement, parce que leur conversation qui est dans les cieux est unanime pour les choses célestes. Le conseil du saint évêque fut approuvé par les légats. Ils demandèrent seulement que le prélat et son compagnon consentissent à se joindre à eux; et nos quatre missionnaires, Pierre de Castelnau, F. Raoul, l'évêque d'Osma et Dominique de Guzman, sortirent un matin de Montpellier, marchant pieds nus et donnant les premiers l'exemple de la pauvreté apostolique que devaient bientôt imiter les Ordres mendiants du xiiiè siècle.
Des conversions nombreuses ne tardèrent point à leur prouver que ce nouveau genre de vie aurait plus d'action sur les peuples.
A Béziers et à Carcassonne, les missionnaires obtinrent quelques bons résultats. La petite ville de Caraman, située dans le Lauraguais, abjura l'hérésie et embrassa la foi catholique.
Pierre de Castelnau dut cependant, à cette époque, se séparer momentanément de ses collègues. Par la vigueur de son esprit, autant que par l'ardeur de son zèle, il était entre les légats celui que les sectaires redoutaient davantage. Déjà ils avaient attenté à sa vie, et F. Raoul le conjura de se soustraire, au moins pour un temps, à la fureur de leurs poursuites. Pierre, dont l'heure n'était pas encore venue, condescendit à cette demande.
Retiré à Montpellier, il se rendit encore utile aux affaires générales de l'Église. Toutefois son âme apostolique sentait incessamment le besoin de se mesurer contre l'hérésie; et apprenant que les missionnaires tenaient à Montréal, au diocèse de Carcassonne, une conférence avec les sectaires, il se hâta de s'y rendre.
En cette célèbre conférence, si l'on en croit les historiens, les plus simples règles de la justice furent violées. Les arbitres choisis exclusivement parmi les hérétiques étaient juges et parties en même temps. La dispute se
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prolongea quinze jours; les articles furent de part et d'autre consignés par écrit; mais on rapporte que les juges eux-mêmes, ne pouvant échapper à l'évidence des témoignages allégués par les catholiques, refusèrent de porter la sentence et livrèrent à leur parti les pièces écrites du débat qui furent ainsi soustraites à la publicité.
Au sortir de Montréal, les quatre missionnaires prirent des chemins différents comme s'ils eussent voulu se partager le champ inculte qu'ils avaient à défricher. L'évêque d'Osma se dirigea vers Pamiers; mais, désirant mettre ordre aux affaires de son diocèse avant de se consacrer entièrement à l'œuvre des missions, il retourna bientôt en Espagne et mourut peu de temps après. F. Raoul se mit en marche vers le Rhône, et ce fut là qu'au milieu de ses travaux la mort le surprit également. Saint Dominique vint se fixer à Fanjeaux où l'éloquence de sa parole, la sainteté de sa vie, mais surtout l'aide de la très sainte Vierge, en l'honneur de laquelle il institua le Saint-Rosaire, déterminèrent un grand nombre d'âmes à quitter le sentier de l'erreur: cependant ces âmes nouvellement converties ne cessaient pas d'être circonvenues par les ennemis de l'Église, et ce fut pour préserver quelques jeunes filles de la perfide atteinte des sectaires, qu'en l'année 1208, saint Dominique jeta, au pied de la colline de Fanjeaux, les premiers fondements du monastère de Prouille qui devait être lui-même l'origine de l'Ordre des Frères Prêcheurs.
La même année, au pied des montagnes de l'Ombrie, saint François d'Assise, l'ami et le glorieux émule de saint Dominique, groupait ses premiers compagnons près de la chapelle de la Portioncule. — Prouille et Assise, berceaux illustres que l'Église façonnait en même temps, et d'où, un jour, devaient sortir deux races d'hommes forts pour la défendre !...
Mais, tandis que saint Dominique, par les persévérants travaux de son zèle, avançait dans nos contrées la cause de l'Église, Pierre de Castelnau la plaidait plus efficacement encore, en donnant sa vie pour elle.
Raymond de Toulouse, malgré ses promesses, tant de fois réitérées par serment, n'avait jamais cessé de favoriser l'hérésie et ne semblait occupé qu'à défaire, dans le secret honteux de sa politique, l'œuvre que les légats accomplissaient avec tant de labeurs, au nom du souverain Pontife.
Pierre, révolté de tant de fourberie, avait dû lancer contre lui une première excommunication; et, pour soutenir l'autorité de son légat, Innocent III avait écrit au comte une lettre menaçante.
Il ne fallait pas que Raymond pût traiter ses menaces d'illusoires, et Pierre de Castelnau, immédiatement après la conférence de Montréal, s'était acheminé en toute hâte vers la Provence. Là, ses habiles négociations avaient déterminé les seigneurs provençaux à s'armer contre le comte de Toulouse pour la défense de la foi catholique; et Raymond, effrayé à la fois de la sentence du Pape et de la guerre, s'était empressé de recourir à son expédient habituel, le serment; Innocent III, de son côté, avait levé la sentence d'excommunication; mais, comme toujours, à peine absous, le comte s'était de nouveau parjuré.
C'est alors que les historiens nous présentent « le très saint frère Pierre de Castelnau, animé d'un grand courage, se présentant à la cour du tyran, lui reprochant ses nombreux parjures et osant lui résister en face, parce qu'il n'était plus seulement répréhensible, mais vraiment digne de damnation ».
Toutefois, éclairé d'une lumière plus haute, l'homme de Dieu comprenait déjà que, pour sauver l'Eglise, le martyre valait mieux que tous les efforts humains, et, vers la même époque, il prononçait cette prophétique parole : « Les affaires de Jésus-Christ ne réussiront dans ces contrées, que lorsqu'un de nous qui prêchons en son nom mourra pour la défense de la foi; et puissé-je moi-même être le premier à périr sous le glaive du persécuteur ! »
Cette prédiction et ce désir devaient bientôt se réaliser.
Pierre venait, pour la seconde fois, d'exclure le comte de Toulouse de la communion de l'Église, quand celui-ci, qui tremblait toujours lorsqu'il était frappé, supplie le légat de se trouver à Saint-Gilles, sur les bords du Rhône où il sera lui-même, promettant d'avance au Saint-Siège une soumission entière.
Pierre est fidèle au rendez-vous. Il entre en pourparlers avec le comte qu'il trouve, comme toujours, facile et faux tout à la fois, promettant ce qu'il ne veut pas tenir, éludant ce qu'il ne veut pas promettre, tergiversant et incertain entre le Pape qui lui fait peur et l'hérésie qu'il veut ménager. Le légat s'aperçoit vite que l'entrevue n'est qu'un nouveau piège; et il se disposait à partir, lorsque le comte lui intime la défense de s'éloigner de Saint-Gilles, sous peine de mort. La violence remplaçait la ruse, et le renard se faisait loup.
Rappelons-nous qu'avec une perspicacité sans égale et une invincible fermeté, Pierre avait su épier et déjouer toutes les trames de Raymond. Sentinelle avancée de l'Église, jamais il n'avait cessé de pousser le cri d'alarme: « Gardien, que se passe-t-il dans la nuit ? » Chien vigilant du troupeau de Jésus-Christ, il n'était jamais demeuré muet. Le comte voyait en lui son plus indomptable adversaire; et volontiers, comme Henri II parlant de Thomas Becket, il eût pu dire de Pierre de Castelnau « que ce prêtre, à lui seul, l'empêchait de vivre en paix chez lui ».
Malheureusement, comme le roi d'Angleterre, le comte de Toulouse trouva près de sa personne d'indignes complaisants pour exécuter le crime.
Le 15 janvier 1208, Pierre avait dit la messe le matin et se préparait à passer le fleuve avec ses compagnons, quand deux hommes s'approchant de lui, l'un d'eux le traversa d'un coup de lance au bas des côtes. Pierre tomba en s'écriant: « Seigneur, pardonnez-lui comme je lui pardonne... » Il s'entretint quelques instants avec les compagnons de sa mission et mourut en priant avec ferveur.
L'année suivante le comte de Toulouse se réconcilia avec l'Église — à Saint-Gilles — entre les mains de Milon, légat du Pape (1209). N'ayant pu sortir de l'église à cause de la foule, on fut obligé de le descendre par une fenêtre, du côté du cloître, où était le tombeau du B. Pierre, auquel il rendit hommage en passant, ce qui fut regardé comme une réparation d'honneur, car le farouche comte était désarmé. Après avoir reçu l'absolution, il alla se mettre à la tête des croisés, contre les Albigeois. La même année, le corps du B. Pierre fut transporté de ce cloître, dans l'église même de l'abbaye de Saint-Gilles qui fut depuis sécularisée après avoir successivement suivi la règle de saint Benoît et celle de Cluny. On honorait autrefois sa mémoire à Saint-Gilles et dans les maisons de l'Ordre de Cîteaux.
Nous avons emprunté cette vie à une lettre circulaire de Mgr de Carcassonne.
Key Events
- Archidiacre de Maguelonne
- Entrée à l'abbaye de Font-Froide (Ordre de Cîteaux)
- Nomination comme légat par Innocent III pour lutter contre l'hérésie albigeoise
- Conférence de Montréal en 1207 avec les hérétiques
- Excommunication de Raymond de Toulouse
- Assassinat par un coup de lance près du Rhône
Miracles
- Prophétie de son propre martyre
Quotes
Seigneur, pardonnez-lui comme je lui pardonne...
Les affaires de Jésus-Christ ne réussiront dans ces contrées, que lorsqu'un de nous qui prêchons en son nom mourra pour la défense de la foi