Saint Anatole de Salins

Patron de Salins

4th century • saint

Summary

Évêque d'Adana en Cilicie au IVe siècle, Anatole fut exilé en Gaule pour avoir soutenu saint Jean Chrysostome. Il finit ses jours en ermite près de Salins en Franche-Comté. Ses reliques, redécouvertes au XIe siècle, font de lui le saint patron de la ville de Salins.

Biography

SAINT ANATOLE, PATRON DE SALINS (IVe siècle).

Le bienheureux Anatole, patron de la ville de Salins, fut, dit-on, évêque d'Adana en Cilicie, soutint le parti de saint Jean Chrysostome contre Théophile d'Alexandrie, et, à cause de cela, fut envoyé en exil dans la Gaule. Il s'arrêta dans la Séquanie (Franche-Comté) près de Salins, sur le flanc d'une montagne escarpée, où très-opportunément il trouva une petite chapelle consacrée à saint Symphorien. C'est là qu'il mourut, et son corps demeura caché en ce même lieu pendant environ six siècles. Saint Chrysostome lui avait écrit de son exil de Cacuse pour le remercier du zèle qu'il avait mis à le défendre.

Au commencement du XIe siècle, Hugues Ier, archevêque de Besançon, ayant fait bâtir une basilique qui fut dédiée à l'honneur de saint Symphorien, de saint Anatole et de sainte Agathe, les reliques de saint Anatole y furent déposées en un tombeau convenable. Deux cents ans plus tard, Nicolas, archevêque de Besançon, les enferma dans une chasse précieuse, et établit un collège de chanoines dans la même église. Lorsqu'en 1794 les patriotes dispersèrent les saintes reliques, de pieuses mains purent recueillir les ossements profanés de saint Anatole. Ils furent replacés dans une chasse en 1795, et reconnus pour authentiques en 1801.

Propre de Saint-Claude.

Key Events

  • Évêque d'Adana en Cilicie
  • Soutien à saint Jean Chrysostome contre Théophile d'Alexandrie
  • Exil en Gaule
  • Installation en Séquanie près de Salins
  • Mort dans une chapelle consacrée à saint Symphorien
  • Invention des reliques au XIe siècle
  • Translation des reliques par Hugues Ier
  • Translation dans une châsse par l'archevêque Nicolas au XIIIe siècle
  • Dispersion des reliques en 1794 et sauvegarde par des fidèles
  • Reconnaissance de l'authenticité des reliques en 1801