La Vénérable Pémène

Vierge

• vénérable

Summary

Pémène était une humble bergère d'Orient qui consacra sa vie à la prière et à la virginité. Dévote à la Vierge Marie devant une chapelle en ruines, elle reçut à sa mort la visite de la Reine des Cieux et d'un chœur de vierges. Elle expira alors que la Mère de Dieu posait une guirlande de fleurs sur sa tête.

Biography

LA VÉNÉRABLE PÉMÈNE, VIERGE.

Bien s'est choisi des élus dans tous les rangs, et le Fils de Dieu des épouses dans toutes les conditions ; il tira David de la garde des troupeaux pour le mettre à la tête de son peuple ; il sanctifia la vierge Pémène en l'y laissant pendant sa vie entière. Elle était fille d'un berger, dans un pays de l'Orient. Dès qu'elle fut capable de le suivre, elle fut menée à la garde du troupeau confié aux soins de son père. Elle conserva son innocence par une vigilance continuelle sur elle-même, se tenant toujours en la présence de Dieu, qui est partout, et dont la campagne révèle si bien la Providence ; elle lui rendait un incessant hommage ; ses délices étaient toutes dans la prière. Elle conduisait souvent son troupeau en un lieu où se trouvait une chapelle consacrée à Notre-Dame, mais qui était tombée en ruines. Il y restait une image fort belle de la Vierge, tenant entre ses bras le petit Jésus, et tous les jours la jeune bergère venait devant elle faire une partie de ses prières.

Voir l'image de sa bonne Mère du ciel ainsi abandonnée, dépourvue de tout ornement, perçait le cœur à cette bonne fille, qui se dit en elle-même : Puisque je suis pauvre, et que je ne puis rien pour orner la statue de la Reine du ciel, de la Mère de mon Sauveur, je viendrai à ses pieds lui faire une couronne de prières. Elle en fit naïvement la promesse à Marie, et l'accomplit avec une scrupuleuse fidélité. Aussi vécut-elle en une grande innocence et une parfaite sainteté de vie, gardant inviolablement sa pureté à l'Agneau sans tache.

Le Seigneur, voulant récompenser la fidélité de son humble servante, de la vierge si dévote à sa Mère, lui envoya, dans une courte maladie, l'annonce de son passage en un séjour meilleur. La pauvre fille, se sentant prise d'une grosse fièvre et se voyant couchée sur son misérable grabat, se mit à préparer son âme et s'empressa de se disposer à la mort. Il est si aisé de se détacher de la vie quand elle est pleine de misères et quand le cœur est pur !

Il arriva, pendant qu'elle gisait en sa chaumière, que deux religieux passaient en un grand bois voisin du village où demeurait Pémène. Fatigués du voyage, ils s'arrêtèrent quelques moments pour se reposer ; un d'eux s'endormit ; l'autre se mit à faire une lecture spirituelle. Celui-ci vit bientôt venir par le chemin qui menait au village une troupe de vierges, magnifiquement vêtues d'habits brochés d'or, qui le saluèrent par une révérence, qu'il eut soin de leur rendre. Peu après, il en vint une autre, plus magnifiquement parée, et vêtue d'une blancheur éblouissante. Puis un peu plus tard, il en parut une troisième, vêtue d'ornements encore plus splendides, où la blancheur de la neige se mêlait à la pourpre des reines. En tête de cette dernière troupe, se trouvait une vierge d'une beauté qui éclipsait toutes les autres : ses vêtements étaient couverts de roses blanches et vermeilles, et sa tête d'un chapeau de fleurs fraîchement cueillies.

Le bon religieux, tout émerveillé, la saluant profondément, osa lui demander qui elles étaient :

« La Reine des vierges », lui répondit-elle, « accompagnée des vierges du ciel. Les premières que vous avez vues sont de celles qui ont balancé entre les deux états du mariage et de la virginité, mais qui cependant sont mortes vierges. Les secondes sont de celles qui ont résolument voué la continence ; et celles-ci ont joint aux lis de la virginité les roses du martyre. Toutes nous allons au village prochain recueillir l'âme d'une jeune fille et la placer au ciel ». Le bon religieux, ayant éveillé son compagnon, lui raconta ce qu'il venait de voir, et ils résolurent d'assister au trépas de la vierge malade.

Arrivés au village, ils s'informèrent de sa demeure, et on leur indiqua la cabane du berger. Ils y entrèrent, y trouvèrent la jeune malade couchée sur la paille en toute pauvreté, la saluèrent et cherchèrent à la consoler. « Mes Pères », leur dit-elle, « priez Dieu qu'il vous fasse voir les vierges du paradis qui sont autour de moi ». Ils prièrent pour demander cette faveur, et ils l'obtinrent ; ils ouïrent chanter un hymne d'une mélodie merveilleuse, et ils virent la Vierge Marie ceindre la tête de Pémène d'une guirlande de fleurs, au moment où elle rendait son âme.

Sans donner cette vie comme absolument authentique, nous avons cru devoir la reproduire au moins comme une belle allégorie. M. l'abbé Chapin, *Une vie de Sainte par jour*.

Key Events

  • Garde du troupeau de son père
  • Dévotion devant une chapelle en ruines de Notre-Dame
  • Vœu de virginité et promesse d'une couronne de prières à la Vierge
  • Maladie (grosse fièvre) et agonie sur un grabat
  • Vision de la Reine des vierges par deux religieux dans un bois voisin
  • Mort couronnée de fleurs par la Vierge Marie

Miracles

  • Vision mystique de la Reine des vierges par des religieux
  • Audition de chants célestes au moment du trépas
  • Couronnement invisible rendu visible aux religieux par la prière

Quotes

Puisque je suis pauvre, et que je ne puis rien pour orner la statue de la Reine du ciel, de la Mère de mon Sauveur, je viendrai à ses pieds lui faire une couronne de prières.

— Texte source

Death

Inconnue (naturelle)

Categories

Derived names

Pémène

Family

  • Non nommé (père (berger))