Bienheureux Raynier (Regnier) de Borgo-San-Sepolcro
Religieux de l'Ordre des Capucins
Summary
Né en Toscane vers 1510, Raynier entra chez les Capucins après un bref mariage imposé par ses parents. Reconnu pour son humilité, son obéissance et ses extases, il vécut une vie de grande piété. Il mourut en 1589 et son culte fut officiellement autorisé par le pape Pie VII.
Biography
LE B. RAYNIER OU REGNIER DE BORGO-SAN-SEPOLCRO,
## DE L'ORDRE DES CAPUCINS (1589).
Le bienheureux Raynier naquit vers 1510, à Borgo-San-Sepolcro (Toscane), de parents pauvres et vertueux. Sa mère lui fit donner au baptême le nom de Saint, et veilla sur son enfance d'une façon toute spéciale. L'enfant, répondant à ses soins, avança rapidement dans l'amour de Dieu. Il faisait ses délices de la prière, et, tout jeune encore, il se rendait chaque nuit au couvent des Capucins du Mont-Cassal et se tenait à genoux devant les portes de l'église pendant que les religieux récitaient Matines. Le désir des vertus les plus sublimes du christianisme dévorait son âme ; il avait surtout une grande estime pour la pureté et désirait garder la virginité toute sa vie. Pour obéir à ses parents, il entra malgré cela dans les liens du mariage ; mais Dieu le mit à même de satisfaire son cœur en lui enlevant son épouse au bout de quelques jours. Pour mener une vie plus parfaite, le Saint entra dans l'Ordre des Capucins où il reçut le nom de Raynier sous lequel il est connu.
Le démon, jaloux de ses progrès dans la piété, lui suscita de rudes tentations ; mais Raynier, aidé de la grâce de Dieu, sortit victorieux du combat et s'affermit de plus en plus dans les voies de la perfection. Les deux vertus qui se faisaient surtout remarquer en lui étaient l'obéissance et l'humilité. Quand il était question d'obéissance, rien ne lui paraissait impossible, et il donnait d'admirables exemples d'humilité. La réputation de sa sainteté ne tarda pas à se répandre et lui attira la vénération de tous ceux qui entendirent parler de lui. Il cherchait le plus possible à se soustraire aux hommages extérieurs que cette réputation lui attirait. Pour éviter le concours de peuple qui se faisait ordinairement autour de lui quand il était en voyage, il quittait avant le jour les endroits où il avait passé la nuit.
Quand il se livrait à l'oraison, il était souvent ravi en esprit. Arrivé à ce haut degré d'union avec Dieu, la mort n'avait plus pour lui d'épouvantes, et quand le ciel lui en eut révélé l'heure, il
VIES DES SAINTS. — TOME XIII. 14
s'y prépare avec ardeur, mais avec le plus grand calme. Il mourut en 1589, après avoir reçu les derniers sacrements avec ferveur. Aussitôt que la nouvelle de son décès se fut répandue, le peuple accourut en si grande foule à son couvent, qu'on fut obligé de fermer les portes ; mais on entra par les fenêtres et l'on se disputa ses vêtements pour avoir de lui quelque chose, et le supérieur du couvent fut obligé de faire enfermer son corps afin de le conserver entier. Les miracles qui s'opérèrent à son tombeau firent travailler à sa béatification. Pie VII autorisa son culte et on l'honora maintenant dans l'Ordre de Saint-François.
Le taureau est la caractéristique du bienheureux Raynier. On raconte qu'étant en prières, il fut attaqué par un taureau furieux qui le prit entre ses cornes et le jeta en l'air. Le serviteur de Dieu retomba sans blessures et continua son oraison.
Tiré du Supplément de Charles Butler, par l'abbé Tressaux, et des Caractéristiques des Saints, par le R. P. Cahier.
Key Events
- Naissance vers 1510 à Borgo-San-Sepolcro
- Mariage par obéissance à ses parents
- Veuvage après quelques jours de mariage
- Entrée dans l'Ordre des Capucins
- Vie de prière et d'extases
- Mort en 1589 après avoir reçu les sacrements
Miracles
- Attaqué par un taureau furieux, il est jeté en l'air et retombe sans aucune blessure tout en continuant son oraison
- Miracles opérés à son tombeau après sa mort