Jean XXIII
Angelo Giuseppe Roncalli (1881-1963), élu pape en 1958 sous le nom de Jean XXIII, surnommé « le bon pape », convoqua le concile Vatican II et fut canonisé en 2014.
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Biographie
Né en 1881 dans une famille de métayers de Lombardie, Angelo Giuseppe Roncalli devint prêtre en 1904 avant une longue carrière diplomatique au service du Saint-Siège.
Angelo Giuseppe Roncalli naît le 25 novembre 1881 à Sotto il Monte, dans le diocèse et la province de Bergame, en Lombardie. Quatrième d'une fratrie de treize enfants, il grandit dans une famille modeste de métayers attachée à la foi. Entré au séminaire de Bergame en 1892, il poursuit ses études au séminaire pontifical romain et est ordonné prêtre le 10 août 1904 à Rome. Il devient secrétaire de l'évêque de Bergame, Mgr Giacomo Maria Radini Tedeschi, qu'il accompagne jusqu'à la mort de ce dernier en 1914, tout en enseignant au séminaire. Mobilisé durant la Première Guerre mondiale, il sert comme aumônier militaire et infirmier. Sa carrière prend ensuite une dimension diplomatique : ordonné évêque le 19 mars 1925, il est envoyé comme visiteur puis délégué apostolique en Bulgarie, avant d'être délégué en Turquie et en Grèce à partir de 1934. Nommé nonce apostolique à Paris le 6 décembre 1944, il y représente le Saint-Siège durant l'après-guerre. Créé cardinal le 12 janvier 1953, il devient patriarche de Venise quelques jours plus tard. Il meurt à Rome le 3 juin 1963.
Vie et oeuvre
Élu pape en 1958 à l'âge de 76 ans, Jean XXIII convoqua le concile Vatican II et publia les encycliques Mater et Magistra et Pacem in Terris.
Au conclave qui suit la mort de Pie XII, Angelo Roncalli est élu pape le 28 octobre 1958, à l'âge de 76 ans, et prend le nom de Jean XXIII. Alors que beaucoup voyaient en lui un pape de transition, son pontificat ouvre une ère nouvelle marquée par l'esprit d'aggiornamento, c'est-à-dire de mise à jour pastorale de l'Église face au monde contemporain. Sa décision la plus marquante est la convocation du deuxième concile œcuménique du Vatican, qu'il annonce dès janvier 1959 et dont il ouvre solennellement la première session le 11 octobre 1962. Il y appelle l'Église à présenter la doctrine catholique de manière renouvelée et à œuvrer pour l'unité des chrétiens. Jean XXIII marque aussi l'enseignement social de l'Église par deux encycliques majeures : Mater et Magistra (1961), sur le développement et la justice sociale, et Pacem in Terris (1963), grand appel à la paix entre les peuples adressé, fait inédit, à « tous les hommes de bonne volonté ». Diagnostiqué d'un cancer de l'estomac, il meurt le 3 juin 1963, avant la clôture du concile qu'il avait inauguré.
Cheminement vers la saintete
Homme de prière et de bonté, Jean XXIII fut surnommé « le bon pape » pour sa simplicité et sa charité, qui marquèrent durablement sa réputation de sainteté.
La réputation de sainteté de Jean XXIII repose sur la cohérence entre sa vie intérieure et son action publique. Sa devise épiscopale, Oboedientia et Pax (« obéissance et paix »), résume une spiritualité faite d'humilité, d'abandon à la volonté de Dieu et de recherche de la concorde. Son journal spirituel, publié sous le titre Le Journal de l'âme (Il Giornale dell'anima), témoigne d'une longue ascèse personnelle commencée dès le séminaire et poursuivie tout au long de sa vie. Sa bonté simple et sa proximité avec les gens ordinaires lui valurent de son vivant le surnom affectueux de « bon pape » (il Papa buono). Durant la Seconde Guerre mondiale, comme délégué apostolique en Turquie et en Grèce, il contribua au sauvetage de nombreux Juifs en facilitant la délivrance de visas et de documents de transit, geste de charité qui marqua sa mémoire. Cette réputation de bonté, de paix et de service de l'unité chrétienne, jointe à l'audace pastorale de son pontificat, fonda la conviction, partagée par de nombreux fidèles, de la sainteté de sa vie, ouvrant la voie à son procès en béatification.
Beatification et canonisation
Béatifié en 2000 par Jean-Paul II après la guérison reconnue de sœur Caterina Capitani, Jean XXIII fut canonisé le 27 avril 2014 par le pape François. Sa fête est le 11 octobre.
La cause de béatification de Jean XXIII s'appuya sur la guérison jugée scientifiquement inexplicable de sœur Caterina Capitani, religieuse des Filles de la Charité atteinte à Naples d'une grave hémorragie gastrique avec fistule, considérée comme perdue. Après que ses consœurs eurent appliqué sur sa plaie une relique du pape défunt et prié pour son intercession, elle guérit subitement en mai 1966 ; la Consulte médicale de la Congrégation pour les causes des saints déclara cette guérison inexplicable en 1999. Le pape Jean-Paul II proclama bienheureux Angelo Roncalli le 3 septembre 2000. Pour la canonisation, le pape François signa le décret le 5 juillet 2013 en dispensant de l'exigence d'un second miracle, en raison des fruits du concile Vatican II et de la sainteté reconnue de sa vie. Jean XXIII fut canonisé le 27 avril 2014, place Saint-Pierre, lors d'une même cérémonie que Jean-Paul II, le dimanche de la Divine Miséricorde, en présence du pape émérite Benoît XVI. Sa fête liturgique est fixée au 11 octobre, anniversaire de l'ouverture du concile en 1962.
Spiritualite et heritage
Figure majeure du XXe siècle, Jean XXIII reste associé au renouveau conciliaire et à l'appel à la paix ; son tombeau est vénéré dans la basilique Saint-Pierre.
Saint Jean XXIII demeure l'une des figures les plus populaires de l'Église contemporaine. Son héritage spirituel est inséparable du concile Vatican II, qu'il a voulu et inauguré, et qui transforma en profondeur la vie liturgique, pastorale et œcuménique du catholicisme. Son encyclique Pacem in Terris continue d'être un texte de référence pour l'engagement de l'Église en faveur de la paix et des droits humains. Sa dépouille, d'abord inhumée dans les grottes vaticanes, fut transférée en 2001 dans la basilique Saint-Pierre, où son corps repose désormais sous l'autel de Saint-Jérôme et fait l'objet d'une vénération populaire. Il est particulièrement honoré dans son diocèse natal de Bergame et dans son village de Sotto il Monte, devenu lieu de pèlerinage, ainsi qu'au patriarcat de Venise qu'il dirigea. Sa mémoire est liée au service diplomatique du Saint-Siège, à la cause de l'unité des chrétiens et au souvenir de son action en faveur des Juifs persécutés durant la guerre. Sa fête, le 11 octobre, prolonge dans le calendrier liturgique le souvenir du « bon pape » et de l'esprit conciliaire qu'il incarne.
Iconography
Signs and attributes
Annexes & related entities
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Key Events
- Époque / mort : 1963
- Canonisation en 2014 par François
Miracles
- Guérison jugée scientifiquement inexplicable de sœur Caterina Capitani, religieuse des Filles de la Charité atteinte d'une grave hémorragie gastrique avec fistule, survenue en mai 1966 et reconnue pour la béatification de 2000.