September 16th 17th century

John Macias

Frère dominicain espagnol émigré au Pérou, Jean Macias passa sa vie comme portier du couvent Sainte-Marie-Madeleine à Lima, se dévouant entièrement aux pauvres.

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Life 01 / 05

Biographie

Jeunesse en Espagne, orphelinat, travail de berger et émigration vers l'Amérique du Sud.

Juan de Arcas y Sánchez (connu sous le nom de Juan Macías ou Jean Macias) naît le 2 mars 1585 à Ribera del Fresno, dans la province de Badajoz en Estrémadure (Espagne). Ses parents, Pedro de Arcas et Juana Sánchez, sont de modestes agriculteurs. Devenus orphelins alors que Juan n'a que quatre ans, lui et sa sœur sont recueillis par leur oncle paternel, dont ils adoptent le nom de famille, « Macías ». Son oncle l'oriente très jeune vers le métier de berger. Durant ses longues heures de solitude dans les pâturages, le jeune garçon développe une vie spirituelle intense, récitant le chapelet plusieurs fois par jour. C'est à cette époque qu'il commence à bénéficier de visions mystiques, notamment de la Vierge Marie et de son saint patron, Jean l'Évangéliste, qui lui apparaît sous les traits d'un enfant de son âge pour le guider et le consoler. À l'âge de 25 ans, il commence à travailler pour un riche commerçant. En 1619, alors âgé de 34 ans, il décide de s'embarquer pour l'Amérique du Sud. Son voyage le mène d'abord en Colombie (à Carthagène des Indes), puis en Équateur (à Quito), avant qu'il ne s'établisse définitivement à Lima, au Pérou. Dans cette capitale coloniale en pleine expansion, il travaille d'abord comme berger ou chez un boucher, tout en continuant à mener une vie de prière et de charité discrète.

Mission 02 / 05

Vie et œuvre

Entrée chez les Dominicains à Lima et service quotidien de charité en tant que portier.

En 1622, Juan Macías décide de consacrer pleinement sa vie à Dieu. Il frappe à la porte du couvent dominicain de Sainte-Marie-Madeleine (Santa María Magdalena) à Lima, où il est admis comme frère convers (ou frère lai). Il y prononce ses vœux solennels le 25 janvier 1623. Pendant vingt-deux ans, jusqu'à sa mort, il exerce la fonction de portier du couvent. Cette charge, humble en apparence, devient le centre d'une œuvre de charité monumentale. Situé à l'entrée du monastère, Juan est en contact direct avec la misère de la ville. Inspiré par son contemporain et ami intime, saint Martin de Porrès (qui vit au couvent du Saint-Rosaire, à quelques rues de là), il se dévoue corps et âme aux plus démunis. Chaque jour, il parvient à nourrir plus de deux cents personnes, principalement des pauvres, des orphelins, des veuves, mais aussi des indigènes et des esclaves noirs, qu'il sert à genoux avec un profond respect. Pour financer cette œuvre, il parcourt la ville à pied aux côtés d'un âne chargé de besaces afin de quêter de la nourriture, des vêtements et de l'argent auprès des riches habitants de Lima, qu'il sait également conseiller avec sagesse. Avec le temps, l'animal connaissait si bien le chemin qu'il faisait même la tournée des donateurs tout seul.

Conversion 03 / 05

Cheminement vers la sainteté

Vie de prière, pénitences rigoureuses, dons mystiques et réputation de thaumaturge.

La vie de Juan Macías est marquée par une union intime avec Dieu au milieu de ses activités quotidiennes. Bien qu'illettré, il possède une connaissance infuse des mystères de la foi qui impressionne les théologiens et les prêtres du couvent, lesquels viennent régulièrement solliciter ses conseils spirituels. Parallèlement à son service auprès des pauvres, il s'impose de rudes pénitences : jeûnes rigoureux, port du cilice, disciplines de fer et port d'une chaîne de fer serrée autour de la taille. Il passe une grande partie de ses nuits en prière dans la chapelle du couvent, intercédant particulièrement pour les âmes du Purgatoire, pour lesquelles il récite quotidiennement le Rosaire. Sa réputation de thaumaturge grandit de son vivant grâce à plusieurs guérisons et miracles de multiplication de nourriture qui lui sont attribués. Sentant sa fin approcher, il prédit avec exactitude le jour de sa mort. Il s'éteint paisiblement le 16 septembre 1645 à Lima, entouré de ses frères dominicains.

Cult 04 / 05

Béatification et canonisation

Béatification en 1837, miracle de la multiplication du riz en 1949 et canonisation en 1975.

La réputation de sainteté de Juan Macías est telle qu'un procès d'information en vue de sa béatification commence peu après sa mort. Il est solennellement béatifié le 22 octobre 1837 par le pape Grégoire XVI. Bien qu'il ait été élevé aux autels lors du même processus que son ami Martin de Porrès, leurs cérémonies de béatification ont eu lieu à une semaine d'intervalle : le 22 octobre 1837 pour Jean Macias et le 29 octobre 1837 pour Martin de Porrès. Le miracle décisif retenu pour sa canonisation se produit plus de trois siècles après sa mort, le 23 janvier 1949, à la Maison Saint-Joseph (Casa de Nazaret) d'Olivenza, en Espagne. Ce jour-là, la cuisinière de cette institution caritative pour enfants pauvres, Leandra Rebollo Vázquez, s'aperçoit qu'elle ne dispose que de 750 grammes de riz pour nourrir plus d'une centaine de personnes. Face à cette pénurie, elle invoque avec ferveur le bienheureux Juan Macías. Pendant la cuisson, le riz commence à se multiplier de manière inexplicable, débordant de la marmite. La cuisinière doit transvaser le riz dans plusieurs autres récipients qui se remplissent à leur tour. Ce prodige permet de nourrir copieusement tous les enfants et les pauvres présents, et les restes sont conservés comme preuves matérielles. Après une enquête technique et scientifique rigoureuse menée par la Congrégation pour les causes des saints, ce miracle est officiellement reconnu. Juan Macías est canonisé le 28 septembre 1975 par le pape Paul VI dans la basilique Saint-Pierre de Rome.

Legacy 05 / 05

Spiritualité et héritage

Spiritualité dominicaine de contemplation et d'action, vénération au Pérou et en Espagne, et patronages.

La spiritualité de saint Juan Macías incarne parfaitement la devise de l'Ordre des Prêcheurs : « Contemplari et contemplata aliis tradere » (Contempler et transmettre aux autres le fruit de sa contemplation). Sa vie démontre que la plus haute contemplation mystique peut s'épanouir dans l'accomplissement des tâches les plus ordinaires, comme l'accueil à la porterie d'un couvent. Aujourd'hui, saint Juan Macías est particulièrement vénéré au Pérou et en Espagne. Ses reliques reposent aux côtés de celles de sainte Rose de Lima et de saint Martin de Porrès dans la basilique du Saint-Rosaire (couvent de Saint-Dominique) à Lima. Il est considéré comme un saint patron des pauvres, des opprimés, des portiers, mais aussi des migrants, ayant lui-même connu l'exil et le déracinement en quittant son Espagne natale pour s'installer dans le Nouveau Monde.

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Signs and attributes

Annexes & related entities

Structured data for exploration: events, miracles, quotes, places, attributes, patronages, and important entities cited in the text.

Key Events

  1. Époque / mort : 1585-1645
  2. Canonisation en 1975 par Paul VI

Miracles

  1. Multiplication de nourriture (riz) à Olivenza en 1949
  2. Guérisons miraculeuses

Quotes

  • Contemplari et contemplata aliis tradere https://vertexaisearch.cloud.google.com/grounding-api-redirect/AUZIYQHrNbuskCLEoRMixlSkG0hWyrkYa-wAbVha2jlBOg8XuIR4UbKDt3VG6G5_TFCM3yQ2_0ZaCYLTGMDtJ-IXdUEDpr0CACR2kbr0o98Qf97FT-ly8iWu-3V0R2wRQ_cD