Sainte Probe (Prenve)

Vierge et Martyre

4th century • sainte

Summary

Princesse irlandaise du IVe siècle, sainte Probe s'enfuit en France avec sainte Germaine pour consacrer sa virginité à Dieu. Retrouvée par les envoyés de ses parents païens près de Laon, elle fut décapitée pour sa foi. La tradition rapporte qu'elle porta sa propre tête jusqu'à une église voisine.

Biography

SAINTE PROBE ET SAINTE GERMAINE, VIERGES ET MARTYRES (IVe siècle).

Sainte Probe et sainte Germaine, aussi nommées Prenve et Grimonie, naquirent en Irlande, au IVe siècle. Pour se soustraire aux sollicitations de parents idolâtres qui voulaient les engager dans les liens du mariage, elles quittèrent généreusement leur pays et vinrent se fixer dans les Gables. Grimonie se retira en un lieu dit plus tard la Capelle, à cause d'une chapelle élevée sur son tombeau, et Probe à Touson, près de Laon, dans le Val-des-Chenizelles. Les émissaires de leurs parents les y découvrirent quelque temps après et les sommèrent de retourner avec eux. Mais ils trouvèrent ces vierges chrétiennes inébranlables dans leur résolution et leur tranchèrent la tête. Dom Robert Wyard, bénédictin, ajoute, dans son *Histoire de l'abbaye de Saint-Vincent de Laon*, que sainte Probe « porta sa tête jusqu'à l'église de Saint-Pierre-le-Vieil, sur une pierre qui s'y voit encore. Ses reliques, ajoute-t-il, ont été longtemps conservées en cette abbaye de Saint-Vincent de Laon, et on y célèbre encore aujourd'hui sa fête, conjointement avec celle de sainte Grimonie... »

Une partie des reliques de sainte Probe fut réunie, dès le IXe siècle, aux reliques de sainte Grimonie, nous disent les annotateurs de Dom Wyard, dans leur édition de 1858 (MM. les abbés Cardon et Mathieu). Mais les guerres malheureuses qui désolèrent la France, ayant obligé, quatre siècles plus tard, les habitants de la Capelle de déposer en un lieu plus sûr leur trésor, ils le confièrent aux moines bénédictins de Saint-Jean de Lesquielles, dont le couvent, situé sur une haute montagne, était protégé par sa propre position et par la tour du fort de la ville. Au XVIe siècle, l'antique monastère de Saint-Jean de Lesquielles tombait sous la rage des hérétiques, l'église elle-même n'échappait qu'en partie à leur fureur ; mais Dieu veillait sur les restes de ses servantes. Grâce aux soins d'Adrien de Crol, comte de Roeux et gouverneur de Flandre et d'Artois, les précieuses reliques étaient transportées, en 1540, dans l'église des chanoines d'Hénin-Liétard, où elles furent l'objet d'une grande vénération. En 1748, l'église de Lesquielles obtint des chanoines d'Hénin restitution d'une partie de ces reliques, et elles furent rapportées en grande pompe à Lesquielles, où se font encore aujourd'hui trois processions annuelles en leur honneur.

Van Drival, *Hagiologie d'Arras*.

Death

IVe siècle