Candida Maria of Jesus
Religieuse espagnole d'origine basque, Cándida María de Jesús (1845-1912) fonda en 1871 à Salamanque la congrégation des Filles de Jésus, vouée à l'éducation chrétienne de la jeunesse. Elle fut canonisée en 2010 par Benoît XVI.
Lectura guiada
5 seccións de lectura
Biographie
Née en 1845 dans une humble famille basque, Juana Josefa Cipitria y Barriola devint, sous le nom de Cándida María de Jesús, la fondatrice des Filles de Jésus, et mourut à Salamanque en 1912.
Cándida María de Jesús naquit le 31 mai 1845 au hameau de Berrospe, à Andoain, dans la province basque du Guipúzcoa, en Espagne. Baptisée Juana Josefa Cipitria y Barriola, elle était l'aînée des enfants d'une famille modeste, son père exerçant le métier de tisserand. En 1854, la famille s'installa à Tolosa. Issue d'un milieu pauvre et peu instruite, la jeune Juana Josefa servit ensuite comme domestique, notamment au service d'une famille à Burgos, puis à Valladolid. Très tôt animée d'un désir de consécration, elle aurait, selon les sources, repoussé une proposition de mariage avantageuse, se sentant déjà « pour Dieu seul ». C'est à Valladolid, devant l'autel de la Sainte Famille, qu'elle vécut une expérience spirituelle décisive qui orienta sa vocation. Guidée par le jésuite Miguel de los Santos San José Herranz, son directeur spirituel, elle gagna Salamanque où elle fonda son institut religieux. Elle y consacra le reste de sa vie au service des plus démunis et à l'éducation de la jeunesse, jusqu'à sa mort survenue le 9 août 1912 à Salamanque, à l'âge de 67 ans.
Vie et oeuvre
Le 8 décembre 1871, à Salamanque, Cándida María de Jesús fonda la congrégation des Filles de Jésus, vouée à l'éducation chrétienne des enfants et à la promotion des femmes.
L'oeuvre maîtresse de Cándida María de Jesús fut la fondation de la Congrégation des Filles de Jésus (Hijas de Jesús, dites jésuitines), établie le 8 décembre 1871 à Salamanque, avec un petit groupe de premières compagnes. L'institut, d'inspiration ignatienne et accompagné par les jésuites, se donna pour mission l'éducation chrétienne des enfants et des jeunes, en particulier des filles, ainsi que la promotion des femmes parmi les plus pauvres. Le premier collège ouvrit à Salamanque au début des années 1870. De là, la congrégation essaima dans plusieurs villes castillanes — Arévalo, Peñaranda de Bracamonte, Segovia, Medina del Campo — puis dans le Pays basque. Les Constitutions de l'institut reçurent l'approbation pontificale sous le pape Léon XIII. À la fin de la vie de la fondatrice, l'oeuvre franchit les frontières de l'Espagne : en 1911, les Filles de Jésus gagnèrent le Brésil, réalisant le voeu de Cándida d'« aller jusqu'au bout du monde à la recherche des âmes ». Tout au long de cette expansion, la fondatrice maintint une exigence constante d'attention aux pauvres, refusant tout établissement où ceux-ci n'auraient pas eu leur place.
Cheminement vers la saintete
La spiritualité de Cándida María de Jesús s'enracine dans une consécration radicale « pour Dieu seul » et dans une préférence évangélique pour les pauvres.
La sainteté de Cándida María de Jesús se caractérise par une consécration totale et persévérante, résumée par sa devise intime : « pour Dieu seul » (solo para Dios). Sur son lit de mort, elle aurait confié pouvoir affirmer que, des quelque quarante années de sa vie religieuse, elle ne se souvenait pas d'un seul instant qui n'eût pas été pour Dieu. Marquée par la spiritualité ignatienne reçue de ses accompagnateurs jésuites, elle unissait une vie de prière intense à une grande humilité, fruit de ses origines modestes. Son amour des pauvres était au coeur de son cheminement : la tradition lui attribue la formule « là où les pauvres n'ont pas leur place, je n'ai pas la mienne non plus » (donde no caben los pobres, no quepo yo). Dans son homélie de canonisation, le pape Benoît XVI souligna qu'elle avait su, malgré la modicité de ses moyens, mobiliser ses filles pour suivre le Christ et offrir une éducation aux femmes défavorisées. Sa réputation de sainteté, reconnue de son vivant et après sa mort, conduisit l'Église à ouvrir sa cause de béatification.
Beatification et canonisation
Déclarée vénérable en 1993, Cándida María de Jesús fut béatifiée par Jean-Paul II en 1996 et canonisée par Benoît XVI le 17 octobre 2010.
Le procès en sainteté de Cándida María de Jesús aboutit en plusieurs étapes. Le 6 juillet 1993, le pape Jean-Paul II reconnut l'héroïcité de ses vertus, lui conférant le titre de vénérable. Elle fut béatifiée par le même pape le 12 mai 1996, à Rome, lors d'une cérémonie qui éleva aussi aux honneurs des autels une jeune membre de sa congrégation, María Antonia Bandrés Elósegui. La reconnaissance d'un second miracle attribué à son intercession, approuvée en juillet 2009, ouvrit la voie à sa canonisation. Le 17 octobre 2010, sur la place Saint-Pierre de Rome, le pape Benoît XVI l'inscrivit au catalogue des saints, au cours d'une cérémonie qui canonisa également cinq autres bienheureux : Stanisław Kazimierczyk, le frère André Bessette, Marie de la Croix MacKillop, Giulia Salzano et Battista Camilla Varano. Dans son homélie, Benoît XVI loua la fondatrice des Filles de Jésus pour son dévouement aux plus nécessiteux, citant sa conviction que là où il n'y avait pas de place pour les pauvres, il n'y en avait pas non plus pour elle. Sa fête liturgique est fixée au 9 août, jour anniversaire de sa mort.
Spiritualite et heritage
La congrégation des Filles de Jésus, présente sur plusieurs continents, perpétue l'oeuvre éducative et l'esprit missionnaire de sa fondatrice.
L'héritage de Cándida María de Jesús se prolonge à travers la congrégation des Filles de Jésus, qu'elle laissa à sa mort déjà implantée en Espagne et au Brésil. L'institut poursuivit son expansion au cours du XXe siècle et demeure aujourd'hui présent dans dix-sept pays répartis sur plusieurs continents — Europe, Afrique, Amériques et Asie —, fidèle à la vocation éducative et missionnaire de sa fondatrice. Établissements scolaires et oeuvres sociales y perpétuent son charisme d'éducation chrétienne et de promotion humaine, particulièrement auprès de la jeunesse et des plus pauvres. Honorée comme sainte par l'Église catholique, Cándida María de Jesús est spécialement vénérée dans son pays natal, au Pays basque, ainsi qu'à Salamanque, berceau de sa congrégation. Sa mémoire reste vivante chez les jésuitines, qui voient en elle un modèle de confiance en Dieu, d'humilité et de zèle apostolique, et qui continuent de diffuser son message à travers leurs communautés et leurs écoles.
Anexos y entidades vinculadas
Datos estructurados para la exploración: acontecimientos, milagros, citas, lugares, atributos, patronazgos y entidades importantes citadas en el texto.
Acontecimientos clave
- Époque / mort : 1912
- Canonisation en 2010 par Benoît XVI
Citas
-
Pour Dieu seul.
https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/candida-maria-de-jesus.html -
Là où les pauvres n'ont pas leur place, je n'ai pas la mienne non plus.
https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/en/homilies/2010/documents/hf_ben-xvi_hom_20101017_canonizations.html -
Je meurs tranquillement, parce que des quarante et une années de ma vie religieuse, je ne me souviens pas d'un seul instant qui n'ait pas été pour Dieu.
https://www.santiebeati.it/dettaglio/92203 -
Aller jusqu'au bout du monde à la recherche des âmes.
https://hijasdejesus.es/fundadora/