Anna Schäffer
Laïque allemande de Mindelstetten, immobilisée par de graves brûlures et marquée des stigmates, Anna Schäffer offrit sa souffrance et exerça un apostolat par la lettre ; elle fut canonisée en 2012 par Benoît XVI.
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Biographie
Anna Schäffer naquit en 1882 à Mindelstetten, en Bavière, dans une modeste famille d'artisan ; servante dès l'adolescence, elle rêvait de la vie religieuse missionnaire avant qu'un accident ne bouleverse son existence.
Anna Schäffer naquit le 18 février 1882 à Mindelstetten, village du diocèse de Ratisbonne, en Basse-Bavière, troisième des six enfants d'une famille pauvre dont le père était menuisier. Élève douée mais sans moyens de poursuivre ses études, elle perdit son père au début de 1896 et dut gagner sa vie comme domestique dès l'âge de quatorze ans, servant successivement dans plusieurs maisons de la région, à Ratisbonne, Sandersdorf, Landshut et Stammham. Profondément pieuse depuis sa première communion, qu'elle évoqua comme « le plus beau jour de sa vie », elle nourrissait le désir d'entrer dans une congrégation missionnaire et travaillait pour réunir la dot requise. Selon les sources hagiographiques, elle aurait eu en 1898 une expérience intérieure lui annonçant de longues souffrances. Son projet de vie religieuse fut anéanti le 4 février 1901 : alors qu'elle travaillait dans une buanderie, elle tomba dans une cuve d'eau bouillante de lessive et se brûla gravement les deux jambes jusqu'aux genoux. Les blessures ne guérirent jamais ; malgré de nombreuses opérations et des séjours à la clinique universitaire d'Erlangen, elle demeura presque continuellement alitée durant les vingt-cinq dernières années de sa vie.
Vie et oeuvre
Clouée au lit par ses plaies incurables, Anna Schäffer transforma sa chambre en lieu d'apostolat, accueillant des visiteurs et écrivant d'innombrables lettres de réconfort spirituel.
Privée de la vie religieuse à laquelle elle aspirait, Anna Schäffer comprit progressivement sa maladie comme une vocation : offrir sa souffrance pour le salut des âmes et l'Église. De son lit, qu'elle décrivait comme un atelier où se conformer à la croix du Christ, elle développa un véritable apostolat. Elle évoquait trois « clés du Ciel » : la souffrance, l'aiguille et la plume. Habile aux travaux d'aiguille, elle brodait, malgré ses mains affaiblies, des images pieuses, notamment du Sacré-Cœur, qu'elle offrait. Surtout, elle entretint une abondante correspondance : on lui attribue quelque 183 lettres et notes écrites entre 1910 et 1925, par lesquelles elle conseillait et consolait de nombreux visiteurs et destinataires venus chercher auprès d'elle réconfort et direction spirituelle. Le pape Jean-Paul II résuma cette dimension en disant que sa chambre était devenue « le berceau d'un vaste apostolat épistolaire ». Elle laissa aussi des cahiers où elle consigna ses expériences intérieures, qu'elle qualifiait avec simplicité de « rêves », rédigés dans une langue modeste reflétant son peu d'instruction. Son état se dégrada au fil des ans, avec convulsions et, vers la fin, perte de la vue et de la parole.
Cheminement vers la saintete
Animée d'une dévotion eucharistique et mariale intense, Anna Schäffer vécut sa souffrance comme une offrande d'amour ; elle reçut, selon ses confesseurs et sources hagiographiques, les stigmates en 1910.
La spiritualité d'Anna Schäffer s'enracina dans une dévotion eucharistique fervente : elle communiait presque quotidiennement et y puisait sa force, déclarant se sentir si comblée qu'elle ne voudrait pas changer son lit de douleur. Sa vie intérieure était marquée par une dévotion mariale, par l'attachement au Sacré-Cœur de Jésus et par une attitude d'abandon et d'expiation. Ses confesseurs, dont le père Karl Rieger qui lui porta la communion durant des années, témoignèrent qu'elle ne se plaignait jamais malgré des douleurs constantes. Selon les sources hagiographiques et la tradition reçue par l'Église, elle reçut le 4 octobre 1910 les stigmates, ressentis comme des marques de feu aux mains, aux pieds et au cœur, qu'elle s'efforça longtemps de dissimuler, ainsi que des phénomènes mystiques et des visions. Ses douleurs s'intensifiaient, dit-on, le jeudi, le vendredi et les jours de fête, en union avec la Passion. Cette transformation de l'épreuve en don d'amour fit grandir, de son vivant et après sa mort, une solide réputation de sainteté. Selon plusieurs sources, parmi ses dernières paroles figure l'invocation « Jésus, pour toi je vis ! »
Beatification et canonisation
Morte en 1925, Anna Schäffer fut béatifiée par Jean-Paul II en 1999 et canonisée par Benoît XVI le 21 octobre 2012, après la reconnaissance de deux guérisons jugées médicalement inexplicables.
Anna Schäffer mourut le 5 octobre 1925 à Mindelstetten, à l'âge de quarante-trois ans. La réputation de sainteté qui l'entourait suscita rapidement un afflux de pèlerins sur sa tombe et de nombreux récits de grâces et de guérisons attribués à son intercession. La cause de béatification fut introduite en 1973, et une vaste enquête recueillit des milliers de témoignages. Le pape Jean-Paul II la proclama bienheureuse le 7 mars 1999, à Rome ; le miracle retenu pour la béatification fut la guérison rapide et complète d'un jeune homme victime d'un grave traumatisme crânien à la suite d'un accident, jugée médicalement inexplicable. Elle fut ensuite canonisée par le pape Benoît XVI le 21 octobre 2012, place Saint-Pierre au Vatican ; le miracle reconnu pour la canonisation fut la guérison, jugée scientifiquement inexplicable par la consultation médicale en 2010, d'une femme atteinte d'ascite consécutive à une cirrhose du foie, qui guérit après avoir prié sainte Anna Schäffer. Sa mémoire liturgique est fixée au 5 octobre.
Spiritualite et heritage
Figure de l'apostolat par la souffrance, Anna Schäffer est vénérée à Mindelstetten, où ses reliques attirent les pèlerins, et proposée comme modèle aux malades et aux laïcs.
L'héritage spirituel d'Anna Schäffer fait d'elle l'une des grandes figures modernes de l'« apostolat de la souffrance » et un modèle pour les laïcs, les personnes malades et les soignants. Sa dépouille repose dans l'église paroissiale de Mindelstetten, devenue un lieu de pèlerinage où l'on continue de recourir à son intercession ; les sources rapportent que de très nombreuses grâces et guérisons y ont été relevées depuis la fin des années 1920, plus de quinze mille récits ayant été recensés au fil des décennies. Sa maison natale et sa chambre, conservées comme mémorial, ainsi que des centres et associations portant son nom, entretiennent sa mémoire en Bavière et au-delà. Souvent invoquée par les malades, les infirmes et ceux qui portent une croix physique ou morale, elle est présentée par l'Église comme un témoin de l'espérance et de la fécondité spirituelle de la souffrance offerte par amour, à l'exemple du Christ. Sa canonisation en 2012 a renforcé le rayonnement de son message, diffusé par ses lettres et ses écrits, traduits en plusieurs langues.
Iconografía
Signos y atributos
Anexos y entidades vinculadas
Datos estructurados para la exploración: acontecimientos, milagros, citas, lugares, atributos, patronazgos y entidades importantes citadas en el texto.
Acontecimientos clave
- Époque / mort : 1925
- Canonisation en 2012 par Benoît XVI
Milagros
- Guérison médicalement inexplicable d'un jeune homme atteint d'un grave traumatisme crânien avec hémorragies cérébrales à la suite d'un accident, reconnue pour la béatification (1999).
- Guérison jugée scientifiquement inexplicable d'une femme souffrant d'ascite due à une cirrhose du foie à un stade avancé, reconnue pour la canonisation (2012).
Citas
-
Jésus, pour toi je vis !
https://www.anna-schaeffer.de/biography.html -
Je ne puis écrire avec la plume combien je suis heureuse chaque fois après la sainte communion.
https://en.wikipedia.org/wiki/Anna_Sch%C3%A4ffer