Bienheureuse Jeanne Soderini de Florence

Vierge du Tiers Ordre des Servites

Fête : 1er septembre 14ᵉ siècle • bienheureuse

Résumé

Noble florentine entrée à douze ans chez les Mantelattes sous la direction de sainte Julienne Falconieri, Jeanne Soderini se distingua par son humilité et ses austérités. Dotée du don de prophétie, elle fut la première à témoigner du miracle post-mortem de sa supérieure. Elle mourut en 1367 après une vie de contemplation et de service.

Biographie

LA BIENHEUREUSE JEANNE SODERINI DE FLORENCE, VIERGE,

DU TIERS ORDRE DES SERVITES (1367).

Jeanne Soderini naquit à Florence, en 1301, de parents nobles et fidèles au Seigneur. Dès ses jeunes années, elle montra d'héroïques dispositions pour la piété. Elle aimait beaucoup la sainte Vierge à laquelle pendant toute sa vie elle témoigna une dévotion toute particulière. Sa gouvernante, Félicie Tonia, étant morte avant qu'elle pût se passer de ses soins, elle fut confiée, au grand regret de ses parents, à sainte Julienne Falconieri, qui était alors supérieure d'une communauté de Vierges du Tiers Ordre des Servites, connues en Italie sous le nom de Mantelattes. Jeanne avait déjà choisi Jésus-Christ pour son Époux, et ce fut avec joie qu'elle entra dans le couvent de sainte Julienne et se revêtit de l'habit religieux. Elle n'avait encore que douze ans.

Jeanne ne tarda pas à faire de si rapides progrès dans les voies de la perfection que sainte Julienne l'offrait comme un modèle à toutes ses religieuses. Non contente d'avoir tout laissé pour Dieu, d'avoir abandonné tous les avantages temporels auxquels elle avait droit, Jeanne Soderini voulut s'attacher à Dieu d'une manière irrévocable, et, prosternée humblement devant l'autel de

Notre-Dame de l'Annonciation, elle fit vœu de chasteté perpétuelle. Convaincue que cette vertu délicate et fragile ne peut se garder intacte qu'à la condition de mortifier continuellement ses sens, elle se livra dès lors assidûment aux jeûnes et aux veilles, et pratiqua de dures et fréquentes austérités. Elle employait le temps dont elle pouvait disposer à l'oraison et à la contemplation. À l'exemple des Saints, elle avait un amour ardent pour l'humilité. On la voyait rechercher avec empressement les offices les plus bas de la maison et les remplir avec joie. Par son caractère doux et enjoué, elle sut gagner l'affection de ses compagnes qu'elle fut appelée à gouverner quelque temps à la satisfaction générale.

Le démon, jaloux, lui livra de terribles assauts. Il tenta, mais inutilement, de lui faire perdre les mérites de ses bonnes œuvres. Appuyée sur le secours du ciel, la Bienheureuse sut résister à tous les assauts et sortir victorieuse de toutes les épreuves. À la suite de ces combats, Dieu la récompensa de sa fidélité en lui accordant le don de prophétie. Les derniers moments de sainte Julienne étant arrivés, Jeanne lui prodigua ses soins et reçut son dernier soupir (1340). La première elle vit l'image du Sauveur imprimée sur la poitrine de la Sainte et fut si touchée de cette merveille, qu'elle en prit occasion de redoubler de bonne volonté, de zèle et de ferveur dans le service de Dieu. Elle vécut encore vingt-six ans et fut pendant ce temps le modèle achevé de toutes les vertus. Enfin, exténuée par ses mortifications, ses veilles et ses prières, elle rendit son âme à Dieu le 1er septembre 1367. Son corps fut déposé à l'église de l'Annonciation de Florence. Il se fit de nombreux miracles à son tombeau, et le peuple conçut pour elle une vénération profonde. Le 1er octobre 1827, Léon XII approuvait le culte de la Bienheureuse.

Cf. Acta Sanctorum, et Godoscard.

Événements marquants

  • Entrée au couvent des Mantelattes à l'âge de douze ans
  • Vœu de chasteté perpétuelle devant l'autel de Notre-Dame de l'Annonciation
  • Gouvernance de sa communauté
  • Soin de sainte Julienne Falconieri à son lit de mort en 1340
  • Vision de l'image du Sauveur sur la poitrine de sainte Julienne
  • Obtention du don de prophétie
  • Approbation du culte par Léon XII en 1827

Miracles

  • Don de prophétie
  • Nombreux miracles à son tombeau