Saint Principe du Mans

Évêque du Mans et Confesseur

Fête : 16 septembre 6ᵉ siècle • saint

Résumé

Élu évêque du Mans en 497, Saint Principe était un parent de saint Remi de Reims. Il se distingua par sa grande charité envers les pauvres, ses austérités et la reconstruction de trente églises après les ravages des guerres. Il mourut en 511, célèbre pour ses miracles, notamment la guérison d'un aveugle.

Biographie

SAINT PRINCIPE, ÉVÊQUE DU MANS ET CONFESSEUR (541).

Après la mort de Thuribe II (497), le clergé et le peuple du Mans élurent pour lui succéder, saint Principe. Ce personnage était né d'une famille gauloise, puissante et riche ; il était étroitement uni par les liens du sang et de l'amitié avec saint Remi, évêque de Reims, et depuis si célèbre comme apôtre des Francs. Il est vraisemblable que notre saint prélat naquit dans la seconde Belgique, comme son illustre parent, vers le temps où Valentinien III gouvernait l'empire (435-455) ; il fut élevé avec saint Remi et un frère de celui-ci qui se nommait aussi Principe, et qui fut dans la suite évêque de Soissons. Ils partagèrent tous les trois cette éducation chrétienne et savante que les hommes les plus lettrés du VIIIe siècle ont comblée d'éloges. Ce fut par ce moyen que Dieu disposa Principe au gouvernement difficile de l'Église du Mans. En effet, un épiscopat qui commençait au milieu des troubles, et qui devait s'achever avant que la paix fût entièrement rétablie, était une rude épreuve. Principe la soutint dignement.

Pour attirer les bénédictions du ciel sur ses travaux, il ne cessait de joindre à une prière continue de très-grandes austérités. Toute sa vie il jeûnait la quatrième et la sixième férie de chaque semaine; dans l'hiver, il ne prenait aucune précaution contre le froid, et dans l'été il ne faisait rien pour éviter les incommodités de la chaleur; il visitait souvent les hôpitaux, servait lui-même les malades, et secouait les pauvres dans toutes leurs nécessités. Tous les jours il célébrait la messe, et quand la vieillesse et les infirmités ne lui permirent plus de se tenir debout, il se faisait aider par deux diacres, pour ne pas cesser cette pieuse pratique.

Dieu récompensa la sainteté de Principe par le don des miracles. Il rendit la vue à un aveugle, et ce prodige consola la douleur très-grande que ressentait la mère de cet infortuné. Il guérit encore un grand nombre d'autres infirmités de différente nature, et ces prodiges joints aux œuvres de sa charité lui attirèrent la vénération et l'amour de tout son troupeau. Zélé pour les fonctions saintes et pour le culte divin, il répara beaucoup d'églises que la vétusté et plus encore les ravages des guerres avaient renversées. On porte jusqu'à trente le nombre des églises nouvelles qu'il construisit.

Saint Principe mourut le seize des calendes d'octobre 511. Les funérailles se firent avec la pompe convenable: les évêques comprovinciaux accoururent rendre à ses dépouilles mortelles les derniers devoirs, et accompagnés de tout le clergé et des disciples que lui-même avait formés dans son école épiscopale, ils ensevelirent son corps près de ses prédécesseurs, dans la basilique des saints Apôtres, au-delà de la Sarthe. De nombreux miracles s'opérèrent à son tombeau, et y attirèrent les fidèles pendant tout le temps que la cité des Cénomans eut le bonheur de conserver ses précieuses reliques.

Extrait de l'Histoire de l'Église du Mans, par Dom Paul Piello.

Date de fête

16 septembre

Époque

6ᵉ siècle

Décès

16 des calendes d'octobre 511