Saint Ferréol (Forget)

Martyr près de Vienne

Fête : 18 septembre 4ᵉ siècle • saint

Résumé

Tribun militaire à Vienne au IVe siècle, Ferréol fut arrêté pour sa foi chrétienne après avoir hébergé saint Julien de Brioude. Malgré une évasion miraculeuse, il fut rattrapé par ses poursuivants et décapité sur les bords du Rhône vers 304. Ses reliques furent plus tard transférées dans une église construite par saint Mamert.

Biographie

SAINT FERRÉOL OU FORGET,

MARTYR PRÈS DE VIENNE, EN DAUPHINÉ (vers 304).

Saint Ferréol, qui servait en qualité de tribun dans les armées de l'empire, vivait à Vienne, dans les Gaules, et professait secrètement la religion chrétienne. Il logea chez lui saint Julien de Brionde, qui était né dans la même ville et qui se déclarait hautement pour disciple de Jésus-Christ. Après le martyre de celui-ci (28 août), Crispin, gouverneur de cette partie des Gaules où Vienna était située, fit arrêter Ferréol sur le soupçon de son éloignement pour les cérémonies religieuses

de ses pères. Il vit bientôt qu'il ne s'était pas trompé : le tribun refusa constamment de sacrifier ; et comme Crispin, pour l'y déterminer, alléguait la place honorable qu'il occupait et la prétendue nécessité où il était de donner aux autres l'exemple de l'obéissance, il lui répondit : « Je n'estime pas autant que vous vous l'imaginez les honneurs et les richesses dont je jouis. Je ne demande que la vie et la liberté de servir Dieu. Si l'on ne veut pas m'accorder le double objet de ma demande, je renoncerai à la vie plutôt que d'abandonner ma religion ». Le gouverneur, après l'avoir fait frapper de verges en sa présence, l'envoya en prison, chargé de fers.

Le troisième jour de son emprisonnement, Ferréol se trouva miraculeusement débarrassé de ses fers ; et, comme il vit les gardes endormis et le prison ouverte, il s'enfuit et sortit de la ville par la porte qui mène à Lyon. Il passa le Rhône à la nage, et gagna la rivière de Gères, qui tombe dans ce fleuve à deux lieues de Vienne. Mais ceux qu'on avait chargés de le poursuivre l'ayant repris, ils lui livrèrent les mains derrière le dos et l'emmenèrent avec eux. Ils ne le conduisirent cependant point jusqu'à Vienne ; pris d'un accès de fureur, ils lui coupèrent la tête sur les bords du Rhône, vers l'an 304. Les chrétiens de la ville enterrèrent le corps du saint Martyr avec beaucoup de respect, et éprouvèrent plusieurs fois sensiblement les effets de sa protection auprès de Dieu. L'église, bâtie sur le tombeau du Saint, hors de la ville, ayant été rasée, saint Mamert en fit construire une nouvelle dans l'enceinte de Vienne, et y transféra ses reliques vers l'an 474. Les religieuses Ursulines de Bac-sur-Aube possèdent quelques reliques de ce glorieux confesseur de la foi. Dans la paroisse de Bessens, canton de Grisoles, non loin de Montauban, il y a un célèbre pèlerinage en l'honneur de saint Ferréol, appelé le Pèlerinage de La Peyrière.

Saint Ferréol est le patron de France, au diocèse d'Amiens.

Arte Sourdanne et Notes fournies par le R. P. Carles, de Toulouse.

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## SAINT WALBERT ET SAINTE BERTILLE OU BERTILLE, SON ÉPOUSE, CONFESSEURS, AU DIOCÈSE DE CAMBRAI (VIIe siècle).

Saint Walbert, issu d'une des plus illustres familles du royaume des Francs, exerça longtemps une charge importante à la cour, où sa vertu et son caractère lui gagnèrent l'affection de tous. Jamais l'orgueil ne pénétra dans son âme, et il sut conserver au milieu des grandeurs cette aimable simplicité qui relève encore les plus brillantes distinctions. Guerrier intrépide et courageux, il était en même temps rempli d'une tendre compassion pour les pauvres ; il les aimait, les consolait, les soulageait comme les membres souffrants de Jésus-Christ.

Déjà recommandable à tant de titres, Walbert le devint encore plus par son alliance avec une princesse du sang royal, appelée Bertille ou Bertille. Il trouva dans cette union une récompense des vertus de sa jeunesse et un nouveau moyen de sanctification au milieu du monde. Les auteurs ne donnent presque aucun détail sur la vie privée de ces saints époux, qui ne sont guère connus que par les deux enfants auxquels ils donnèrent le jour, sainte Vaudru et sainte Aldegonde. Ces noms si populaires et si vénérés, feront toujours leur plus bel éloge. Bornons-nous donc à rappeler ici ces quelques lignes d'un ancien hagiographe : « Walbert et Bertille, étaient remplis l'un et l'autre d'une admirable ferveur ; ils se rendaient saintement illustres par l'abondance de leurs aumônes et leur dévouement à toutes les bonnes œuvres. Ainsi dans les liens de la vie conjugale ils menèrent une vie spirituelle et toute céleste ».

Après leur mort, leurs précieux restes furent déposés dans l'église de Sainte-Marie, à Cousotre (Nord, arrondissement d'Avennes, canton de Solre-le-Château), au diocèse de Cambrai. La chapelle où étaient renfermés les corps des deux époux, portait le nom de Saint-Walbert ; on y disait la messe en son honneur, et chaque année, le lendemain de la Pentecôte, beaucoup de pèlerins venaient à Cousotre avec leurs pasteurs et leurs bannières, pour rendre leurs devoirs à ces saints patrons.

Arte Sourdanne, Belçai, traduction de M. l'abbé Derbimbes, chanoine de Cambrai.

Date de fête

18 septembre

Époque

4ᵉ siècle

Décès

vers l'an 304