Sainte Tarcice de Rodez

Vierge

7ᵉ siècle • sainte

Résumé

Issue de la noblesse franque et petite-fille de Clotaire Ier, sainte Tarcice quitta l'opulence pour vivre en ermite dans une grotte à Rodelle. Nourrie miraculeusement par une chèvre, elle mourut en odeur de sainteté vers l'an 600. Ses reliques, conservées à la cathédrale de Rodez, et sa fontaine miraculeuse sont toujours l'objet d'une grande dévotion.

Biographie

SAINTE TARCICE, VIERGE À RODEZ (vers 600).

Sainte Tarcice était, selon les généalogistes, fille d'Ambert et de Blitilde. Riche seigneur de l'Aquitaine, Ambert est la tige de la seconde race de nos rois. Quant à Blitilde, sa mère, elle était fille de Clotaire Ier, fils de Clovis et de sainte Clotilde.

Sainte Tarcice eut trois frères : Arnoul, tréssorier de Charlemagne ; saint Ferréol, évêque d'Uzès ; et saint Modéric, qui fut le second évêque de Larzac, diocèse du Rouergue, vers le VIIe siècle, dont il ne reste plus que le souvenir. Les premières années de Tarcice s'écoulèrent dans le service de Dieu. Pour être plus libre de le servir, elle renonça même aux avantages d'une maison opulente et elle quitta son pays par une inspiration particulière du Saint-Esprit. Après divers pèlerinages, elle vint dans le Rouergue, et se fixa dans la paroisse de Rodelle, au milieu des bois, dans une profonde solitude, isolée de tous rapports avec le monde. Là, comme une autre Marie, elle choisit la meilleure part. Son occupation habituelle était de s'entretenir avec son Dieu par la prière, vivant seule dans une grotte que l'on visite encore, dont l'entrée était comme fermée par des broussailles. Le Seigneur voulut pourvoir lui-même à son entretien et fournir miraculeusement sa nourriture : on raconte qu'une chèvre venait lui offrir son lait à heures fixes.

Sainte Tarcice passa plusieurs années dans cette solitude. Puis, un jour, on aperçut une lumière extraordinaire qui brillait sur la grotte ; on accourt, et on trouve le saint corps de Tarcice inanimé qui exhalait une odeur céleste. Transportées à Rodez par l'évêque assisté de son clergé, au milieu d'un immense concours de peuple, les reliques de sainte Tarcice ont été l'objet d'une vénération universelle, surtout dans le monastère du Saint-Sernin, sous Rodez, où, jusqu'en 1791, les religieuses, presque toutes issues de familles nobles, se faisaient gloire de l'invoquer comme source de leurs patronnes et l'honoraient d'un culte particulier. Les reliques de sainte Tarcice, qui ont échappé à la tourmente révolutionnaire, sont aujourd'hui conservées dans un des riches reliquaires de la cathédrale, et sont entourées, comme autrefois, de la confiance et de l'amour des pieux fidèles. — Les hagiographes mettent à tort les reliques de sainte Tarcice dans l'église de Saint-Vincent, à Rodez ; cette église n'existe plus, si elle a jamais existé.

Non loin de la grotte où s'écoula la vie sainte de notre bienheureuse Tarcice, dans le bois de Rodelle, se trouve une fontaine dont l'eau est regardée comme très-efficace contre les maux d'yeux, grâce aux bénédictions que Tarcice avait données à cette fontaine témoin des mérites de sa vie.

Événements marquants

  • Renoncement à une maison opulente
  • Départ du pays natal par inspiration divine
  • Installation dans une grotte à Rodelle
  • Vie érémitique nourrie par une chèvre
  • Découverte du corps par une lumière miraculeuse
  • Translation des reliques à Rodez

Miracles

  • Nourriture fournie quotidiennement par une chèvre
  • Lumière extraordinaire brillant sur sa grotte à sa mort
  • Odeur céleste exhalée par son corps
  • Efficacité de l'eau de sa fontaine contre les maux d'yeux

Époque

7ᵉ siècle

Décès

vers 600 (naturelle)

Catégories

Attributs iconographiques

Invoqué(e) pour

maux d'yeux

Prénoms dérivés

Tarcice

Famille

  • Ambert (père)
  • Blitilde (mère)
  • Clotaire Ier (grand-père maternel)
  • Arnoul (frère)
  • Saint Ferréol (frère)
  • Saint Modéric (frère)