Saint Frédéric (Flédéric)
Confesseur, Curé et Patron de Vliederzèle
Résumé
Originaire des environs de Paris, Saint Frédéric (ou Flédéric) devint le pasteur dévoué de la paroisse de Vlierzèle en Flandre orientale. Reconnu pour sa charité et son zèle apostolique, il mourut à un âge avancé après une vie de miracles. Son culte, marqué par la guérison des sourds, fut officiellement structuré au XVIe siècle.
Biographie
SAINT FRÉDÉRIC OU FLÉDÉRIC, CONFESSEUR,
## CURÉ ET PATRON DE VLIEDERZÈLE, DANS LA FLANDRE ORIENTALE (époque incertaine).
Saint Frédéric ou Flédéric, comme l'écrivent plusieurs hagiographes, naquit dans les environs de la ville de Paris : c'est du moins l'opinion la plus généralement adoptée. Dès ses premières années, il fut appliqué à l'étude des lettres dans lesquelles il fit de rapides progrès. Son avancement dans la vertu ne s'était pas moins admirable, et à voir l'ardeur avec laquelle il se portait aux œuvres de piété et de religion, on pouvait juger qu'il serait un jour un grand serviteur de Dieu.
Des circonstances inconnues amenèrent plus tard le vertueux Frédéric dans les contrées du nord de la France, où on le voit desservir la paroisse de Vlierzèle ou Vliederzèle, à deux lieues d'Alost (Flandre orientale), dans l'ancien diocèse de Cambrai. Il déploya, dans l'accomplissement des devoirs de sa charge toutes les qualités d'un bon et saint pasteur. Attentif à instruire son troupeau des importantes vérités de la religion et des obligations qu'elle impose, il ne l'était pas
moins à retracer dans sa conduite toutes les vertus de Jésus-Christ, le pasteur des pasteurs. Comme lui, il travaillait à répandre partout l'esprit de charité, de concorde et de bienveillance mutuelle. Il ne pouvait, sans une vive douleur, apprendre que des haines et des divisions avaient éclaté entre quelques-uns de ses enfants spirituels, et il faisait pour les réconcilier tout ce qu'on peut attendre d'un digne ministre de Jésus-Christ. Toute la vie de ce saint prêtre se consuma dans les obscures et pénibles fonctions de son ministère pastoral, que Dieu daigna combler de ses bénédictions. Frédéric était parvenu à une extrême vieillesse, lorsque, déjà illustre par ses vertus et ses miracles, il rendit, plein de joie, à son Dieu, une vie qu'il avait consumée au service de l'Église et de son troupeau.
Un grand nombre de malades, des sourds principalement, ont recouvré leur guérison par son intercession. Des prodiges multipliés ont attiré de tout temps les populations voisines auprès de son tombeau, particulièrement le 3 septembre, jour où l'on honore sa mémoire.
L'an 1545, Martin Cuper, évêque suffragant de Cambrai, sous l'administration de Monseigneur Robert de Croy, fut prié de consacrer un autel dédié à saint Frédéric, et de lui assigner un jour de fête et une procession annuelle le dimanche qui suit la solennité des Apôtres saint Pierre et saint Paul. Quant à l'autel, il fut consacré la veille de l'Exaltation de la Sainte-Croix, 13 septembre, et ce jour fut désigné pour la célébration de la fête du Saint dans la paroisse.
Saint Frédéric est représenté partout, sur l'autel, sur la chasse qui renferme son corps, et sur les petits étendards ou images des pèlerins, avec le costume sacerdotal, et tenant en main un calice et une hostie.
Extrait de la Vie des Saints de Cambrai et d'Arras, par l'abbé Destombes.
Événements marquants
- Naissance aux environs de Paris
- Étude des lettres et progrès dans la piété
- Installation dans le nord de la France
- Ministère pastoral à Vlierzèle
- Consécration d'un autel en son honneur en 1545 par Martin Cuper
Miracles
- Guérison de sourds
- Guérison de nombreux malades
- Prodiges multipliés auprès de son tombeau