Saint Potit de Sardaigne

Martyr

Fête : 14 janvier 2ᵉ siècle • saint

Résumé

Originaire de Sardaigne, Potit convertit son père avant de devenir prédicateur. Après avoir opéré des guérisons miraculeuses à Valérie et à Rome, notamment sur la fille de l'empereur Antonin, il subit de nombreux supplices pour sa foi. Il finit décapité à Ascoli en 166.

Biographie

SAINT POTIT DE SARDAIGNE (166).

Saint Potit naquit à Cagliari, très-antique ville de l'île de Sardaigne. La grâce de la foi chrétienne pénétra son âme, dès sa plus tendre enfance et à l'instigation de son père, qui le sollicita ensuite de quitter cette croyance, et à cette occasion, l'enferma en prison. Mais, bien loin de rien obtenir par les menaces et les caresses, le père céda aux avis et aux exemples de son fils, et embrassa lui-même la religion de Jésus-Christ.

Sortant alors de prison, Potit quitta son pays et se retira sur le mont Épire. Là il jeta un grand éclat par la prédication de la parole de Dieu et par la sainteté de sa vie et triompha de toutes les embûches du démon, qui furent nombreuses et très-dangereuses.

Dans la ville de Valérie, il guérit la femme du sénateur Agathon, malade de la lèpre : ce qui détermina le sénateur, sa famille et beaucoup de citoyens à s'attacher à Jésus-Christ. On dit qu'à Rome il délivra aussi Agnès, fille de l'empereur Antonin, d'un affreux démon qui la tourmentait horriblement. Mais, dur de cœur et opiniâtre à s'aveugler, l'empereur attribua à ses dieux le salut de sa fille, et usa de tous les moyens pour entraîner Potit à embrasser leur culte.

Potit fut donc conduit devant les idoles qui furent renversées par la puissance de sa prière et de sa vertu ; et aussitôt, plein de colère et de dépit, l'empereur ordonna qu'il fût soumis aux supplices les plus recherchés.

D'abord, il est mis dans une prison très-étroite, puis tourmenté sur le chevalet, puis des torches ardentes lui sont appliquées aux côtés. Le saint martyr ayant reproché au prince sa barbarie, celui-ci lui fait arracher les ongles des mains et des pieds et ensuite le fait jeter aux bêtes ; mais les bêtes oublient leur férocité naturelle et ne le touchent même pas. Alors on le plonge dans une chaudière d'huile bouillante, on arrose son corps de plomb fondu, on le transperce d'un fer rouge, dont une main miraculeuse et invisible le délivre aussitôt. Ici le prince, saisi d'un violent mal de tête, implore le secours de Potit qui, cédant aux prières d'Agnès, le guérit. Mais, au lieu de se montrer reconnaissant de ce miracle, l'empereur l'attribue à la magie. Potit lui reproche son impiété, et l'empereur lui fait couper la langue. Le Martyr n'en parle pas moins bien, et, narguant le prince, il lui prédit qu'il aura beau faire, qu'il n'y a pas de tourment qui puisse lui ôter la vie à Rome.

Alors Antonin, troublé et craignant la conversion du peuple, le remit à des gardes, avec ordre de l'emmener et de le tuer où ils voudraient. Ainsi il fut conduit loin de Rome, eut la tête tranchée à Asculum (Ascoli), en Apulie, le 13 janvier. Son corps fut enseveli par les Chrétiens, et découvert, au commencement du XVIe siècle, à Tricario, dans l'église de la Très-Sainte-Trinité. Il existe à Naples une église dédiée en son honneur. La mémoire du Martyr y était célébrée depuis longtemps, par des religieuses de l'Ordre de Saint-Benoît, le 14 de janvier. Mû par les prières de ces mêmes religieuses, le pape Clément XII leur accorda le présent office pour le même jour. Enfin, le même pape ordonna que tout le clergé de la ville de Naples, tant séculier que régulier, célébrerait aussi cet office le même jour.

Propre de Naples.

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## SAINT LÉONCE DE CÉSARÉE (IVe siècle).

Ce saint Léonce est celui dont Grégoire de Nazianze parle dans le discours qu'il prononce aux funérailles de son père ; c'est lui qui, en passant par la ville de Nazianze pour se rendre au concile de Nicée, baptisa Grégoire, père du grand docteur. Saint Athanase parle de lui dans un discours contre les Ariens et le met parmi les sommités de l'Église catholique. Voici en quels termes Grégoire, prêtre de Césarée, fait son éloge :

Ange de paix, Léonce, très-saint prélat de l'église de Césarée, avant de venir au concile de Nicée, avait répandu d'abondantes sueurs ; mais aussi que de martyrs, athlètes généreux formés par lui, ont terrassé l'ennemi de leur salut ; combien, pour avoir suivi sa doctrine de vie, sont devenus citoyens du ciel. Une autre importante conquête de saint Léonce fut celle de Tiridate, roi d'Arménie, et de son peuple. Ce fut à cette occasion qu'il ordonna évêque saint Grégoire d'Arménie, son disciple, aux soins de qui il confia cette nouvelle Église, née de ses prédications et de ses travaux apostoliques.

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## SAINT VIVENCE, PRÊTRE (400).

Saint Vivence, prêtre, inscrit au martyrologe romain le 13 de janvier, est compté par les auteurs les plus graves parmi les disciples de saint Hilaire, près duquel il s'était réfugié avec saint Benoît, évêque de Semerie, quand celui-ci fut obligé de fuir la Palestine devant la persécution. Il demeura quelque temps avec ses compagnons au château de Gravion, où s'éleva dans la suite le monastère de Saint-Benoît de Quincey, occupé à servir Dieu. Ensuite, pour être plus libre de vaquer aux choses divines, il se retira jusque dans l'île d'Olonne, aujourd'hui Sables d'Olonne en Vendée. On ne sait s'il revint mourir au château de Gravion ; toutefois ses reliques y furent conservées jusque vers 868, époque à laquelle on les transporta, par crainte des Normands, au bourg d'Amanco (Amaucom), en Bourgogne, dans un monastère qui fut érigé sous son nom. Enfin, elles furent encore une fois transférées, au commencement du XIe siècle, au monastère de Vergy, qui lui fut dédié, et où l'on fait sa fête le lendemain de la Pentecôte.

Date de fête

14 janvier

Époque

2ᵉ siècle

Décès

13 janvier 166