Le Prophète Malachie

Prophète

Fête : 3 janvier -5ᵉ siècle • saint

Résumé

Dernier des douze petits prophètes de l'Ancien Testament, Malachie prophétisa au temps de Néhémie. Son livre annonce la venue du Messie, du Précurseur et l'institution d'un sacrifice pur universel. Il mourut à la fleur de l'âge selon la chronique d'Alexandrie.

Biographie

LE PROPHÈTE MALACHIE (415 av. J.-C.)

Malachie fut le dernier de ces prophètes que Dieu, pendant de longues années, envoya au peuple Juif pour l'instruire et annoncer la venue du Messie parmi les hommes. La Bible ne donne aucun détail sur sa vie ni sur sa naissance. La chronique d'Alexandrie le fait originaire de Sapha, ville de la tribu de Zabulon, et prétend qu'il mourut à la fleur de l'âge, et reçut la sépulture dans le tombeau de ses ancêtres. Il nous est impossible de contrôler ces renseignements en l'absence de tout autre témoignage ; mais nous avons ses prophéties admises par la synagogue et par l'Église. Malachie, le douzième des petits prophètes, parut sur la terre au temps de Néhémie, et prophétisa de l'an 430 à l'an 415 avant Jésus-Christ. Le livre que nous avons de lui renferme seulement quatre chapitres, mais il est fort remarquable par la prédiction qu’il y fait de la sainte Eucharistie : « De l’aurore au couchant, mon nom est grand parmi les hommes et l’on me sacrifie en tout lieu et on offre en mon nom une victime pure ». On y trouve aussi la venue du Précurseur suivie de celle du Messie : « Voici que j’envoie mon Ange et il préparera la voie devant moi, et aussitôt après le dominateur que vous cherchez et l’ange de l’alliance si désiré de vous viendra dans son temple ». Ses dernières paroles sont l’annonce du grand drame qui doit clore l’existence du monde, et la venue du prophète Élie pour y préparer le genre humain : « Je vous enverrai le prophète Élie avant que le grand et épouvantable jour du Seigneur arrive ». La prédiction du grand jugement et la terrible menace du dernier ferme l’ère des prophètes au milieu du peuple Juif. L’avènement du Fils de l’homme approchait, et Dieu allait venir lui-même instruire les nations et les racheter par sa mort. Chez les Grecs, la fête du prophète Malachie se célèbre le 3 janvier, mais l’Église latine de Jérusalem en fait aujourd’hui un office semi-double.

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## SAINTE NÉOMADIE, VIERGE EN POITOU (Ve siècle).

Néomadie, vierge poitevine, née de parents très-illustres, fut douée des plus excellentes vertus, au rapport des plus anciens monuments de l’Église de Poitiers.

Sa gloire plus connue de Dieu que des hommes est surtout dans les humbles vertus qu’elle a su pratiquer. Le nom de sa famille n’est éteint dans le Poitou que depuis deux cents ans. Tout porte à croire qu’elle naquit à Baussay, petite localité de la paroisse de Mouterre-Silly, car sa famille en possède la seigneurie jusqu’au temps où elle se confondit dans la maison de Recherbouard.

Ce qui prouve suffisamment sa sainteté, c’est le concours considérable de peuple qui a lieu depuis des siècles à une église paroissiale dédiée sous son nom, non loin de Saint-Maixent, ainsi qu’aux très-nombreuses chapelles qui lui sont dédiées sur tous les points du territoire poitevin. La confiance des peuples n’a pas cessé de l’invoquer contre l’épilepsie, dont ses prières ont fort souvent délivré les tristes victimes.

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## SAINT DACE, ÉVÊQUE DE MILAN (552).

Saint Dace assista au concile tenu à Constantinople par le pape Vigile, dans lequel fut déposé Théodoret, évêque de Césarée en Cappadoce ; il est plus célèbre pour avoir été exilé à cause de la foi. L’intrépide confesseur se réfugia à Constantinople, puis à Chalcédoine avec le pontife persécuté par Justinien.

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## S. CALDÉOLE, 34° ÉVÊQUE DE VIENNE, EN FRANCE (696).

Ce saint évêque ayant consulté le pape Jean V sur la liturgie de la messe, celui-ci lui répondit par une lettre que nous croyons trop glorieuse pour l’Église de Vienne pour ne pas la reproduire en son entier :

« Jean, évêque, à Edalde, archevêque de Vienne. Au sujet de l’office de la messe sur lequel vous nous avez interrogé dans vos lettres, sache Votre Charité qu’il se fait de diverses manières, suivant les églises : il ne se fait pas de même à Alexandrie qu’à Jérusalem, à Éphèse qu’à Rome. Votre Église, qui a reçu de celle de Rome les bases d’une sainte constitution, doit suivre sa coutume et sa discipline. Nous vous avons adressé, par votre prêtre Félix, le saint Poitou, ne voulant pas vous priver de cet antique présent du B. Pierre : nous y joignons des cheveux de saint Paul pour être la consolation de votre Église qui a eu le bonheur de recevoir la foi par son disciple. Que la bénédiction des apôtres vous préserve des attaques des méchants ».

Le disciple de saint Paul dont parle ici le pape est évidemment saint Crescent.

A.A. S.S., t. II de janvier, p. 257.

Date de fête

3 janvier

Époque

-5ᵉ siècle

Décès

415 av. J.-C.