16 ottobre 18° secolo

Marguerite d'Youville

Veuve canadienne devenue fondatrice des Sœurs de la Charité de Montréal, dites Sœurs grises, Marguerite d'Youville fut la première personne née au Canada à être canonisée par l'Église catholique.

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Vita 01 / 05

Biographie

Née à Varennes en 1701 dans une famille de la noblesse de Nouvelle-France, Marguerite Dufrost de Lajemmerais connut un mariage difficile et un veuvage précoce avant de se consacrer aux pauvres.

Marie-Marguerite Dufrost de Lajemmerais naquit le 15 octobre 1701 à Varennes, en Nouvelle-France, de Christophe Dufrost de Lajemmerais et de Marie-Renée Gaultier de Varennes. Petite-fille du gouverneur de Trois-Rivières René Gaultier de Varennes et nièce de l'explorateur Pierre Gaultier de La Vérendrye, elle perdit son père alors qu'elle était encore enfant, ce qui plongea la famille dans la précarité. Le 12 août 1722, elle épousa François-Madeleine d'Youville. Le mariage se révéla pénible : son époux, impliqué dans le commerce illégal d'eau-de-vie avec les populations autochtones, était souvent absent, et la jeune femme vécut sous l'autorité d'une belle-mère sévère. Sur les six enfants qu'elle mit au monde, quatre moururent en bas âge ; les deux fils survivants, Joseph-François et Charles-Marie-Magdeleine, devinrent prêtres. Devenue veuve en 1730, à vingt-neuf ans, alors qu'elle était de nouveau enceinte, Marguerite assuma seule l'éducation de ses enfants et le règlement des dettes laissées par son mari. Ces épreuves successives nourrirent en elle une charité agissante envers les plus démunis, qui allait orienter toute la seconde partie de sa vie. Elle mourut à Montréal le 23 décembre 1771.

Fondazione 02 / 05

Vie et oeuvre

Le 31 décembre 1737, Marguerite d'Youville fonda les Sœurs de la Charité de Montréal, dites Sœurs grises, et prit en charge l'Hôpital Général de Montréal qu'elle releva de la ruine.

Le 31 décembre 1737, Marguerite d'Youville et trois compagnes se consacrèrent au service des pauvres, donnant naissance à la communauté des Sœurs de la Charité de Montréal. Le surnom de « Sœurs grises » leur fut d'abord lancé comme une moquerie : le mot « grises » évoquait l'ivresse et faisait allusion au trafic d'alcool de feu son mari, certains accusant la fondatrice de poursuivre ce commerce. Marguerite assuma ce sobriquet et adopta un habit gris, voulant que ce nom rappelle « les insultes des débuts » et maintienne ses sœurs dans l'humilité. En 1747, elle accepta la direction de l'Hôpital Général de Montréal, alors lourdement endetté et menacé de fermeture, auparavant tenu par les Frères Charon. Elle et ses compagnes le reconstruisirent et l'agrandirent, y accueillant pauvres, malades, vieillards, enfants abandonnés et personnes aliénées. La communauté reçut ses lettres patentes en 1753 et la confirmation de sa règle en 1755. Lorsqu'un incendie détruisit l'hôpital le 18 mai 1765, Marguerite, âgée de soixante-quatre ans, entreprit sans se décourager sa reconstruction. Son œuvre fit d'elle une pionnière du service social et hospitalier en Amérique du Nord.

Teologia 03 / 05

Cheminement vers la saintete

La spiritualité de Marguerite d'Youville, centrée sur la confiance en la Providence et la charité universelle, lui valut très tôt une réputation de sainteté.

La spiritualité de Marguerite d'Youville reposait sur une confiance absolue en la Providence divine, qu'elle invoquait dans les épreuves comme dans la gestion matérielle de ses œuvres. Marquée par le deuil et la pauvreté, elle fit de la souffrance partagée le moteur de son engagement, accueillant sans distinction les plus rejetés de la société coloniale. Sa charité s'étendait au-delà des frontières religieuses ou ethniques : elle secourut des prisonniers, racheta des captifs et soigna les blessés, quel que soit leur camp, durant les conflits qui opposaient Français et Britanniques. Cette ouverture universelle inspira plus tard le pape Jean XXIII, qui la salua comme « Mère de la charité universelle ». Patiente devant l'hostilité, les calomnies et l'opposition de certaines autorités, elle gouverna sa communauté avec fermeté et douceur. Sa réputation de sainteté, déjà vive de son vivant, se confirma après sa mort le 23 décembre 1771, et soutint l'ouverture de sa cause de canonisation. Femme d'action autant que de prière, elle incarna une foi traduite en services concrets, où l'abandon à Dieu se conjuguait à un sens aigu de l'organisation et de la persévérance.

Culto 04 / 05

Beatification et canonisation

Déclarée vénérable en 1931, béatifiée en 1959 par Jean XXIII et canonisée en 1990 par Jean-Paul II, Marguerite d'Youville devint la première personne née au Canada élevée à la sainteté.

La cause de Marguerite d'Youville aboutit en plusieurs étapes échelonnées sur le XXe siècle. Elle fut déclarée vénérable par le pape Pie XI le 16 juin 1931, en reconnaissance de l'héroïcité de ses vertus. Le 3 mai 1959, le pape Jean XXIII la béatifia, la qualifiant à cette occasion de « Mère de la charité universelle ». Sa canonisation fut prononcée par le pape Jean-Paul II le 9 décembre 1990, faisant d'elle la première personne née au Canada à être inscrite au catalogue des saints. Le miracle retenu pour cette canonisation fut la guérison, jugée médicalement inexplicable, d'une jeune femme atteinte d'une leucémie aiguë myéloïde, survenue en 1978 après une rechute et attribuée à l'intercession de la fondatrice. Sa fête liturgique est célébrée le 16 octobre, notamment au Canada. Le rayonnement de sa figure dépasse aujourd'hui les frontières du Québec, sa congrégation s'étant implantée dans plusieurs pays d'Amérique.

Eredità 05 / 05

Spiritualite et heritage

Marguerite d'Youville laisse une congrégation hospitalière et caritative encore active, et demeure une figure de référence pour les veuves et les familles éprouvées.

L'héritage de Marguerite d'Youville se prolonge à travers les Sœurs grises, congrégation vouée aux œuvres de charité, d'éducation et de soin, qui essaima depuis Montréal vers d'autres régions du Canada et plusieurs pays d'Amérique du Nord et au-delà. Considérée comme une pionnière des services sociaux et hospitaliers en Nouvelle-France, elle est honorée comme une bâtisseuse de la santé au Canada et figure parmi les grandes fondatrices de l'Église canadienne. En raison de son parcours personnel marqué par un mariage difficile, le veuvage précoce et la perte de plusieurs enfants, la dévotion populaire l'invoque volontiers comme patronne des veuves, des couples en difficulté et des personnes éprouvées par le deuil. De nombreuses institutions, écoles, hôpitaux et lieux portent son nom en son honneur, tant au Québec qu'aux États-Unis. Sa figure conjugue ainsi la mémoire d'une œuvre sociale concrète et celle d'une sainteté accessible, enracinée dans l'épreuve et la confiance en la Providence.

Fonte ufficiale Scheda redatta da Sancteo a partire da fonti contemporanee verificate (fonti ufficiali della Chiesa e riferimenti agiografici).

Annessi ed entità collegate

Dati strutturati per l'esplorazione: eventi, miracoli, citazioni, luoghi, attributi, patronati ed entità importanti citate nel testo.

Eventi principali

  1. Époque / mort : 1771
  2. Canonisation en 1990 par Jean-Paul II

Miracoli

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Citazioni

  • Mère de la charité universelle https://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_19901209_youville_en.html