9 luglio 20° secolo

Martyrs de Chine

120

Groupe de 120 martyrs de Chine (87 Chinois et 33 missionnaires étrangers), tués pour leur foi entre 1648 et 1930, canonisés ensemble par Jean-Paul II en 2000 sous le nom d'Augustin Zhao Rong et ses 119 compagnons.

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Vita 01 / 05

Biographie

Les 120 martyrs de Chine forment un groupe de chrétiens, chinois et étrangers, mis à mort pour leur foi en Chine entre 1648 et 1930 ; le premier d'entre eux donne son nom au groupe, le prêtre Augustin Zhao Rong.

Le groupe désigné comme les 120 martyrs de Chine, ou « saint Augustin Zhao Rong et ses 119 compagnons », rassemble des chrétiens mis à mort en haine de la foi sur le sol chinois entre 1648 et 1930, soit près de trois siècles de persécutions successives. Il réunit 87 Chinois et 33 missionnaires d'origine étrangère, des hommes et des femmes de toutes conditions et de tous âges, depuis des enfants d'environ neuf ans jusqu'à des vieillards de près de quatre-vingts ans : évêques, prêtres, religieux et religieuses, séminaristes, catéchistes, et de nombreux fidèles laïcs. Le protomartyr du groupe est le dominicain espagnol Francisco Fernández de Capillas, décapité le 15 janvier 1648 dans la province du Fujian, considéré par le Saint-Siège comme le premier martyr de la mission chinoise. La figure qui donne son nom à l'ensemble, Augustin Zhao Rong, naquit vers 1746 ; soldat puis gardien de prison, il fut chargé d'escorter des chrétiens emprisonnés, dont l'évêque Gabriel-Taurin Dufresse. Touché par leur constance, il demanda le baptême, devint le premier prêtre diocésain chinois reconnu martyr et mourut en 1815 après de cruels supplices.

Martirio 02 / 05

Vie et oeuvre

Réparti sur plusieurs vagues de persécution, le martyre de ces 120 chrétiens culmina lors de la révolte des Boxers de 1900, qui fit la majorité des victimes du groupe.

Le martyre des 120 ne fut pas un événement unique mais l'aboutissement de plusieurs vagues de persécution liées aux soubresauts de l'histoire chinoise. Les premiers furent victimes des répressions des XVIIe et XVIIIe siècles, lorsque la prédication chrétienne fut tenue pour subversive : ainsi le protomartyr Capillas en 1648, puis des missionnaires dominicains et des Missions étrangères de Paris, et le prêtre Augustin Zhao Rong en 1815. La grande majorité des martyrs du groupe, environ quatre-vingt-six, périrent toutefois en 1900 durant la révolte des Boxers (Yihetuan), insurrection nationaliste et xénophobe qui s'attaqua aux étrangers et aux chrétiens chinois accusés de collusion avec l'Occident. Parmi eux figurent le jésuite français Léon-Ignace Mangin, l'évêque franciscain Gregorio Grassi, le franciscain italien Francesco Fogolla, le missionnaire Alberico Crescitelli, des religieuses franciscaines missionnaires de Marie, ainsi que de simples fidèles comme la jeune Anne Wang, qui refusa d'apostasier. Les martyrs appartenaient à divers ordres et instituts — dominicains, franciscains, jésuites, lazaristes, salésiens, Missions étrangères de Paris — mais la plupart étaient des laïcs et catéchistes chinois. Leur point commun fut le refus d'abjurer la foi catholique sous la menace de mort.

Teologia 03 / 05

Cheminement vers la saintete

Témoins du Christ jusqu'au sang, ces martyrs illustrent la fidélité de la jeune Église de Chine ; leur sainteté fut reconnue collectivement comme un témoignage commun de l'Évangile.

La sainteté reconnue à ce groupe est celle du martyre, suprême témoignage de la foi : tous ont préféré la mort à l'apostasie. Les sources hagiographiques soulignent la diversité du témoignage — missionnaires venus d'Europe par fidélité à leur vocation apostolique, et surtout chrétiens chinois ordinaires, catéchistes, mères de famille, enfants, qui scellèrent dans leur propre pays la foi qu'ils avaient reçue. Cette dimension proprement chinoise est essentielle : le groupe atteste l'enracinement de l'Évangile au sein même du peuple chinois, et non comme une religion seulement importée. Plusieurs récits insistent sur le courage de figures humbles, telle la jeune Anne Wang, ou sur la sérénité de prêtres comme Léon-Ignace Mangin réunissant ses fidèles pour la prière avant le massacre. Lors de la canonisation, Jean-Paul II rappela que ces martyrs, « hommes et femmes, de tous âges et conditions », avaient donné un fort témoignage de leur foi en Jésus-Christ. Leur réputation de sainteté, entretenue par les communautés missionnaires et par l'Église locale, fut progressivement reconnue par Rome au cours du XXe siècle.

Culto 04 / 05

Beatification et canonisation

Béatifiés par groupes successifs entre 1900 et 1983 sous plusieurs papes, les 120 martyrs furent canonisés ensemble le 1er octobre 2000 par Jean-Paul II ; leur fête est fixée au 9 juillet.

Avant leur canonisation commune, les martyrs furent reconnus par étapes au gré de l'avancement de leurs causes distinctes. Plusieurs béatifications collectives se succédèrent : le 27 mai 1900 sous Léon XIII, en 1909 sous Pie X, puis le 24 novembre 1946 et le 17 avril 1955 sous Pie XII, et enfin le 15 mai 1983 sous Jean-Paul II. C'est ce dernier qui, durant le grand Jubilé de l'an 2000, réunit l'ensemble de ces bienheureux en une seule célébration : il les canonisa ensemble le 1er octobre 2000, place Saint-Pierre à Rome, au cours d'une cérémonie qui inscrivit aussi au catalogue des saints Katharine Drexel, Josephine Bakhita et Maria Josefa Sancho de Guerra. Le choix de la date suscita une vive controverse diplomatique : le 1er octobre étant la fête nationale de la République populaire de Chine, le gouvernement de Pékin protesta vigoureusement et dénonça la canonisation comme une provocation, contestant la version religieuse des faits. La fête liturgique de l'ensemble du groupe a été fixée au 9 juillet, jour qui rappelle notamment le martyre de plusieurs victimes de 1900.

Eredità 05 / 05

Spiritualite et heritage

Les 120 martyrs sont devenus les patrons et la mémoire fondatrice de l'Église catholique en Chine, vénérés le 9 juillet par l'Église universelle.

L'héritage des 120 martyrs de Chine est avant tout celui d'une Église née et éprouvée dans la persécution. Leur canonisation a donné à la communauté catholique chinoise, longtemps marquée par les divisions et les restrictions, des intercesseurs et des modèles issus de son propre sol. Le fait que la majorité d'entre eux soient des laïcs et catéchistes chinois — et non d'abord des missionnaires occidentaux — en fait un symbole d'inculturation de la foi et un appui pour les fidèles chinois, en Chine continentale comme dans la diaspora. Leur mémoire est honorée chaque 9 juillet dans le calendrier romain universel, et leur figure de proue, Augustin Zhao Rong, premier prêtre chinois martyr reconnu, est particulièrement vénérée comme patron du clergé autochtone. Les ordres et instituts dont sont issus les martyrs étrangers — dominicains, franciscains, jésuites, salésiens, Missions étrangères de Paris, Franciscaines missionnaires de Marie — entretiennent leur souvenir dans leurs propres martyrologes. Au-delà des tensions politiques persistantes, ces saints demeurent une référence spirituelle pour le dialogue de l'Église avec la Chine et un témoignage de la fécondité de l'Évangile dans le monde asiatique.

Fonte ufficiale Scheda redatta da Sancteo a partire da fonti contemporanee verificate (fonti ufficiali della Chiesa e riferimenti agiografici).

Segni e attributi

Annessi ed entità collegate

Dati strutturati per l'esplorazione: eventi, miracoli, citazioni, luoghi, attributi, patronati ed entità importanti citate nel testo.

Eventi principali

  1. Époque / mort : 1648-1930
  2. Canonisation en 2000 par Jean-Paul II