5 novembre 20° secolo

Guido Maria Conforti

Évêque de Parme et fondateur des Missionnaires xavériens (1895), Guido Maria Conforti consacra sa vie à l'évangélisation et fut canonisé en 2011 par Benoît XVI.

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Vita 01 / 05

Biographie

Né en 1865 près de Parme dans une famille aisée d'agriculteurs, Guido Maria Conforti fut ordonné prêtre en 1888 et mourut évêque de Parme en 1931.

Guido Maria Conforti naît le 30 mars 1865 à Casalora di Ravadese, dans la province de Parme, au sein d'une famille de cultivateurs aisés. Il est l'un des dix enfants de Rinaldo Conforti et d'Antonia Adorni. Selon la tradition rapportée par les sources de la cause, l'enfant aurait été profondément marqué, sur le chemin de l'école, par la contemplation d'un grand crucifix, expérience qu'il résuma plus tard d'une formule restée célèbre : « Je le regardais et il me regardait. » Il entre au séminaire de Parme malgré l'opposition initiale de son père, et y poursuit sa formation à partir de 1876. Une maladie sérieuse manque de l'empêcher d'accéder au sacerdoce, mais, encouragé notamment par le recteur don Andrea Carlo Ferrari (futur cardinal et bienheureux), il est ordonné prêtre le 22 septembre 1888. Après son ordination, il exerce diverses fonctions au service du diocèse de Parme, devenant vice-recteur du séminaire puis vicaire général. Évêque de Ravenne puis de Parme, il consacre l'ensemble de sa vie à l'évangélisation et au gouvernement pastoral de son diocèse. Il meurt à Parme le 5 novembre 1931, à l'âge de soixante-six ans.

Fondazione 02 / 05

Vie et oeuvre

En 1895, Conforti fonde la Congrégation de Saint-François-Xavier pour les missions étrangères, aujourd'hui connue sous le nom de Missionnaires xavériens, et envoie ses premiers missionnaires en Chine.

L'œuvre majeure de Guido Maria Conforti est la fondation, le 3 décembre 1895, de la Congrégation de Saint-François-Xavier pour les missions étrangères, aujourd'hui appelée Missionnaires xavériens. Animé d'un ardent désir missionnaire, il place son institut sous le patronage de saint François Xavier, apôtre de l'Orient, et lui donne pour vocation l'annonce de l'Évangile aux peuples qui ne connaissent pas le Christ. L'institut reçoit l'approbation du pape Léon XIII le 3 décembre 1898, et dès 1899 Conforti envoie ses premiers missionnaires en Chine, terre vers laquelle se tournera durablement l'effort de la congrégation. Parallèlement à cette fondation, sa carrière épiscopale se déploie : nommé archevêque de Ravenne en 1902, il est consacré évêque le 11 juin 1902 en la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs à Rome, mais doit renoncer à ce siège en 1904 pour raisons de santé. En 1907, le pape Pie X le nomme évêque de Parme, charge qu'il exerce pendant près d'un quart de siècle, jusqu'à sa mort, en se consacrant à la formation du clergé, à la catéchèse, aux visites pastorales et à la tenue de synodes diocésains. En 1928, malgré une santé fragile, il accomplit un voyage en Chine pour visiter ses missionnaires.

Teologia 03 / 05

Cheminement vers la saintete

La spiritualité de Conforti, centrée sur la contemplation du Christ crucifié et le zèle missionnaire, se résume dans ses devises « In omnibus Christus » et « Caritas Christi urget nos ».

La spiritualité de Guido Maria Conforti est profondément christocentrique, marquée par la contemplation du Christ crucifié dont il avait fait l'expérience dès l'enfance. Deux devises résument sa physionomie spirituelle : « In omnibus Christus » (le Christ en toutes choses) et « Caritas Christi urget nos » (l'amour du Christ nous presse), cette dernière tirée de la deuxième lettre aux Corinthiens (2 Co 5, 14) et adoptée comme principe directeur de son institut missionnaire. Dans son homélie de canonisation, le pape Benoît XVI souligna que Conforti enseignait que « la perfection consiste à faire la volonté de Dieu, à l'image de Jésus crucifié », et qu'il accueillit avec docilité les épreuves, notamment de longues périodes de maladie, comme des dispositions de la Providence. Sa contemplation de la Croix nourrissait chez lui la conviction que l'amour du Christ s'étend à tous les hommes, fondement de sa passion pour les missions. Évêque, il se montra particulièrement soucieux des âmes éloignées de Dieu et de la sanctification de son clergé, témoignant d'un don de soi constant et d'un abandon confiant à la volonté divine.

Culto 04 / 05

Beatification et canonisation

Béatifié en 1996 par Jean-Paul II après la guérison d'une fillette au Burundi, Guido Maria Conforti fut canonisé le 23 octobre 2011 par Benoît XVI ; sa fête est fixée au 5 novembre.

Guido Maria Conforti est béatifié le 17 mars 1996 par le pape Jean-Paul II en la basilique Saint-Pierre de Rome. Le miracle reconnu pour sa béatification est, selon plusieurs sources, la guérison en 1965 d'une fillette de douze ans, Sabina Kamariza, atteinte d'un cancer, après la prière de religieuses xavériennes au Burundi qui invoquaient son intercession. Après la reconnaissance d'un second miracle, dont le décret fut approuvé par le pape Benoît XVI le 10 décembre 2010, Conforti est canonisé le 23 octobre 2011 sur la place Saint-Pierre, au cours d'une célébration qui éleva également aux honneurs des autels Luigi Guanella et Bonifacia Rodríguez de Castro. Dans son homélie, Benoît XVI présenta le nouveau saint comme un modèle de zèle apostolique et d'abandon à la volonté de Dieu. La fête liturgique de saint Guido Maria Conforti est célébrée le 5 novembre, jour anniversaire de sa mort.

Eredità 05 / 05

Spiritualite et heritage

L'héritage de Conforti perdure à travers les Missionnaires xavériens, présents sur plusieurs continents, et à travers son rayonnement spirituel à Parme.

L'héritage principal de Guido Maria Conforti est l'institut missionnaire qu'il a fondé : les Missionnaires xavériens, qui ont essaimé bien au-delà de la Chine de leurs débuts pour œuvrer en Asie, en Afrique, en Amérique et en Europe. Une congrégation féminine, les Missionnaires xavériennes, s'inscrit également dans la même tradition spirituelle d'évangélisation. Figure de référence pour le diocèse de Parme, dont il fut l'évêque pendant près de vingt-cinq ans, Conforti y est vénéré et son souvenir est entretenu par les institutions xavériennes établies dans la ville. Sa canonisation en 2011 a renforcé son rayonnement comme patron spirituel de l'élan missionnaire de l'Église, sous la devise « Caritas Christi urget nos », et comme modèle de pasteur uni à la contemplation du Christ crucifié. Sa mémoire liturgique au 5 novembre est célébrée par la famille xavérienne et dans l'Église universelle.

Fonte ufficiale Scheda redatta da Sancteo a partire da fonti contemporanee verificate (fonti ufficiali della Chiesa e riferimenti agiografici).

Annessi ed entità collegate

Dati strutturati per l'esplorazione: eventi, miracoli, citazioni, luoghi, attributi, patronati ed entità importanti citate nel testo.

Eventi principali

  1. Époque / mort : 1931
  2. Canonisation en 2011 par Benoît XVI

Miracoli

  1. {'description': "Guérison en 1965 d'une fillette de douze ans, Sabina Kamariza, atteinte d'un cancer, au Burundi, après l'invocation de son intercession par des religieuses xavériennes ; miracle reconnu pour sa béatification.", 'source': 'https://www.catholicnewsagency.com/news/21575/pope-decrees-sainthood-for-italian-beatification-for-11-others'}

Citazioni

  • Je le regardais et il me regardait. https://www.vaticanstate.va/en/state-and-government/general-informations/saint-of-the-day/2970-november-5-saint-guido-maria-conforti-bishop.html
  • In omnibus Christus. https://en.wikipedia.org/wiki/Guido_Maria_Conforti
  • Caritas Christi urget nos. https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/en/homilies/2011/documents/hf_ben-xvi_hom_20111023_canonizzazioni.html