María del Monte Carmelo Sallés y Barangueras
Religieuse espagnole née à Vic en 1848, Carmen Sallés y Barangueras fonda en 1892 à Burgos la congrégation des Concepcionnistes missionnaires de l'enseignement, vouée à l'éducation des jeunes filles. Morte à Madrid en 1911, elle fut canonisée par Benoît XVI le 21 octobre 2012.
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Biographie
Née à Vic en 1848 dans une famille catholique nombreuse, Carmen Sallés ressentit jeune un appel religieux qui la conduisit, après un premier passage chez les Adoratrices, à entrer chez les Dominicaines de l'Annonciation.
María del Monte Carmelo (Carmen) Sallés y Barangueras naquit le 9 avril 1848 à Vic, dans la province de Barcelone, en Catalogne. Baptisée peu après à la cathédrale Saint-Pierre, elle était l'aînée des filles d'une fratrie de dix enfants, fille de José Sallés, tertiaire franciscain, et de Francisca Barangueras, tertiaire carmélite, dans un foyer profondément chrétien. Selon les sources de sa cause, elle fit sa première communion à Manresa et perçut sa vocation lors d'un pèlerinage au sanctuaire de Montserrat. En 1869, elle entra chez les Adoratrices du Très Saint-Sacrement et de la Charité, congrégation vouée au relèvement des femmes en difficulté, à Gracia (Barcelone). Cherchant une voie plus tournée vers l'éducation, elle rejoignit ensuite les tertiaires dominicaines, appelées Dominicaines de l'Annonciation, où elle se consacra durant une vingtaine d'années à la formation des jeunes filles et des ouvrières. Cette longue expérience pédagogique forgea sa conviction que l'éducation préventive des femmes était une œuvre décisive. Elle mourut à Madrid le 25 juillet 1911, à l'âge de soixante-trois ans, après une maladie marquée selon les notices par un cancer du foie, un diabète et une hydropisie.
Vie et oeuvre
À Burgos, en 1892, Carmen Sallés fonda la congrégation des Concepcionnistes missionnaires de l'enseignement, dédiée à l'éducation intégrale des jeunes filles.
L'œuvre majeure de Carmen Sallés fut la fondation, à Burgos, de la congrégation des Religieuses concepcionnistes missionnaires de l'enseignement (Concepcionistas Misioneras de la Enseñanza). Arrivée à Burgos en octobre 1892, elle établit la nouvelle communauté le 15 octobre 1892 avec quelques compagnes, sous la protection de l'archevêque Manuel Gómez-Salazar ; l'institut reçut l'approbation diocésaine le 7 décembre 1892, veille de la fête de l'Immaculée Conception, et ses constitutions furent approuvées le 19 avril 1893. La congrégation, d'abord nommée des Concepcionnistes de saint Dominique, prit ensuite son nom définitif. Placée sous le patronage de l'Immaculée Conception, l'œuvre visait l'éducation des jeunes filles, conçue comme un moyen de prévention contre la misère morale et l'exploitation. Sa pédagogie, qu'elle voulait préventive et intégrale, entendait « instruire et éduquer », c'est-à-dire former à la fois l'intelligence et le cœur pour unir foi et culture. En dix-neuf ans, jusqu'à sa mort, elle fonda plusieurs maisons et collèges à travers la Castille, l'Andalousie et d'autres régions d'Espagne, donnant à son institut un dynamisme missionnaire qui se prolongera au-delà de la péninsule.
Cheminement vers la saintete
Sa spiritualité, marquée par la dévotion à l'Immaculée Conception et une confiance persévérante dans la Providence à travers les épreuves, fut au cœur de sa réputation de sainteté.
La spiritualité de Carmen Sallés s'enracina dans une profonde dévotion mariale, particulièrement envers l'Immaculée Conception, qu'elle plaça au principe même de son œuvre éducative. Animée d'un zèle apostolique pour la promotion et la dignité de la femme, elle fut décrite comme une avocate convaincue de l'égale dignité des deux sexes. Les sources soulignent son endurance dans les épreuves : oppositions, difficultés matérielles et incompréhensions jalonnèrent la naissance de sa congrégation, sans entamer sa confiance en la Providence. Lors de la canonisation, le pape Benoît XVI mit en avant cette espérance traversant les générations, l'associant aux paroles du Magnificat : « Sa miséricorde s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent » (Lc 1, 50). Sa devise pédagogique et spirituelle, « pour atteindre de bonnes fins, il faut de bons principes », résume son souci d'unir formation humaine et vie de foi. Cette réputation de sainteté, fondée sur la charité, l'humilité et la persévérance dans l'éducation des plus vulnérables, fut reconnue par l'Église à l'issue d'un procès qui la déclara vénérable en 1996.
Beatification et canonisation
Béatifiée par Jean-Paul II en 1998 et canonisée par Benoît XVI en 2012, Carmen Sallés est fêtée le 25 juillet, jour de sa mort.
Le procès de béatification reconnut d'abord l'héroïcité de ses vertus, Carmen Sallés étant déclarée vénérable en 1996. Un premier miracle, la guérison d'une religieuse atteinte d'une spondylite tuberculeuse jugée incurable, fut approuvé le 18 décembre 1997 ; le pape Jean-Paul II présida sa béatification sur la place Saint-Pierre le 15 mars 1998. Un second miracle fut ensuite instruit : la guérison, à São Paulo (Brésil), d'une fillette atteinte d'une grave lésion vasculaire cérébrale (ischémie cérébrale), reconnue par le pape Benoît XVI le 19 décembre 2011. La canonisation eut lieu sur la place Saint-Pierre le 21 octobre 2012, au cours d'une cérémonie où Carmen Sallés fut inscrite au catalogue des saints aux côtés de six autres bienheureux, dont Pedro Calungsod, Kateri Tekakwitha, Marianne Cope et Anna Schäffer. Sa mémoire liturgique est fixée au 25 juillet, jour anniversaire de sa mort.
Spiritualite et heritage
La congrégation qu'elle a fondée poursuit son œuvre éducative en Espagne et au-delà, notamment au Brésil, perpétuant sa vision d'une éducation intégrale des jeunes.
L'héritage de Carmen Sallés se prolonge à travers la congrégation des Concepcionnistes missionnaires de l'enseignement, qui essaima après sa mort hors d'Espagne, notamment en Italie et au Brésil, où ses religieuses dirigent collèges et œuvres éducatives. Fidèle à l'intuition de sa fondatrice, l'institut maintient une pédagogie qui entend former « la tête et le cœur » et conjuguer foi et culture au service de la jeunesse, en particulier des jeunes filles. Plusieurs établissements scolaires portent aujourd'hui son nom, en Espagne comme dans les pays où la congrégation est implantée, témoignant de la continuité de son charisme. Placée sous le signe de l'Immaculée Conception, à laquelle elle voua son œuvre, sainte Carmen Sallés demeure une figure de référence pour l'éducation catholique des femmes et pour la spiritualité mariale concepcionniste. Sa canonisation par Benoît XVI en 2012 a confirmé le rayonnement d'une vie tout entière donnée à l'instruction et à l'élévation morale des plus vulnérables.
Annessi ed entità collegate
Dati strutturati per l'esplorazione: eventi, miracoli, citazioni, luoghi, attributi, patronati ed entità importanti citate nel testo.
Eventi principali
- Époque / mort : 1911
- Canonisation en 2012 par Benoît XVI
Miracoli
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- {'description': "Guérison à São Paulo (Brésil) d'une fillette atteinte d'une grave lésion vasculaire cérébrale, miracle approuvé le 19 décembre 2011 et retenu pour la canonisation.", 'source': 'https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/maria-del-monte-carmelo.html'}
Citazioni
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Pour atteindre de bonnes fins, il faut de bons principes.
https://concepcionistasesp.wordpress.com/canonizacion/fundadora/