8 agosto 20° secolo

Maria Anna Rosa Caiani

Maria Anna Rosa Caiani (1863-1921), en religion Mère Maria Margherita du Sacré-Cœur, est une religieuse italienne, fondatrice de l'Institut des Sœurs Franciscaines Minimes du Sacré-Cœur.

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Vita 01 / 05

Biographie

Jeunesse, épreuves familiales et discernement de la vocation de Maria Anna Rosa Caiani.

Maria Anna Rosa Caiani, appelée affectueusement « Marianna » dans sa jeunesse, naît le 2 novembre 1863 à Poggio a Caiano, en Toscane (Italie). Elle est la troisième des cinq enfants de Jacopo Caiani, forgeron et fontainier à la villa médicéenne locale, et de Luisa Fortini. Baptisée le lendemain de sa naissance en l'église Santa Maria Assunta de Bonistallo, elle grandit au sein d'une famille modeste mais profondément chrétienne. Dès son adolescence, Marianna est confrontée à la souffrance. À l'âge de seize ans, elle perd son jeune frère Gustavo, âgé de onze ans, qu'elle a soigné avec dévouement pendant sept ans à la suite d'une grave fracture de la hanche. Cette épreuve éveille en elle un désir profond de se consacrer au soulagement des malades et des nécessiteux. Après la mort de son père en 1884, elle aide son frère Osea dans un bureau de tabac (« rivendita di sali e tabacchi ») pour subvenir aux besoins de la famille. La mort de sa mère en 1890 la laisse dans une grande solitude, ses autres frères étant déjà mariés. C'est dans cette période de deuil et de recueillement qu'elle discerne sa vocation religieuse. Cherchant sa voie, elle entre le 4 octobre 1893 comme postulante au monastère bénédictin de Pistoia avec son amie Maria Fiaschi. Cependant, elle réalise rapidement que la vie contemplative et cloîtrée ne correspond pas à son appel ; elle quitte le monastère un mois plus tard. Elle fait également une brève expérience chez les Sœurs Bettines de San Massimo à Campi Bisenzio, sans y trouver son plein épanouissement. Guidée par le père capucin Raffaello Salvi, elle comprend que sa mission est d'agir directement au milieu du peuple, auprès des plus pauvres et des malades de sa région natale.

Fondazione 02 / 05

Vie et œuvre

Fondation de l'Institut des Minimes du Sacré-Cœur de Jésus et expansion de l'œuvre.

En 1894, encouragée par des mères de famille de Poggio a Caiano, Marianna commence à rassembler les enfants pauvres de la rue pour leur donner une instruction de base et leur enseigner le catéchisme. En novembre 1896, rejointe par son amie Maria Fiaschi, elle loue deux pièces pour y vivre en communauté et se consacrer entièrement à cette école populaire. Peu après, Redenta Frati s'unit à elles, formant le premier noyau de la future congrégation. Pour répondre aux exigences scolaires gouvernementales, la communauté accueille en 1901 une institutrice diplômée, Doralice Bizzaguti. Le nombre de compagnes augmentant, Marianna rédige les premières constitutions de la communauté, qui sont approuvées par l'évêque de Pistoia le 7 décembre 1901. Le 15 décembre 1902, Marianna et ses cinq premières compagnes reçoivent l'habit religieux. Elle prend alors le nom de Sœur Maria Margherita du Sacré-Cœur (en hommage à sainte Marguerite-Marie Alacoque). Le 17 octobre 1905, les sœurs prononcent leurs premiers vœux, fondant officiellement l'Institut des Minimes du Sacré-Cœur de Jésus, Tertiaires Franciscaines (devenu plus tard les Sœurs Franciscaines Minimes du Sacré-Cœur). L'institut se développe rapidement. En 1910, une première maison filiale est ouverte à Lastra a Signa pour gérer une école maternelle. Le 17 octobre 1915, lors du premier chapitre général de la congrégation, Mère Maria Margherita est élue supérieure générale à vie. Durant la Première Guerre mondiale (1915-1918), elle met ses religieuses et postulantes à la disposition des autorités pour soigner les blessés dans plusieurs hôpitaux militaires de Toscane. Le 25 avril 1921, quelques mois avant sa mort, la congrégation est officiellement agrégée à l'Ordre Franciscain. À son décès en août 1921, l'institut compte 13 maisons en Italie et 124 religieuses engagées dans des écoles, des orfanotrofes et des hôpitaux.

Culto 03 / 05

Cheminement vers la sainteté

Reconnaissance des vertus héroïques et du miracle de guérison d'Alice Poli Mariti.

Après la mort de Mère Maria Margherita Caiani le 8 août 1921 à Montughi (Florence), sa réputation de sainteté ne cesse de croître. Le procès informatif pour sa cause de béatification s'ouvre le 8 août 1952 et se clôture le 13 novembre 1957. La cause est officiellement introduite à Rome le 15 décembre 1981. Le 5 juin 1986, le pape Jean-Paul II autorise la promulgation du décret reconnaissant l'héroïcité de ses vertus, lui conférant le titre de Vénérable. Pour sa béatification, l'Église examine la guérison scientifiquement inexplicable d'Alice Poli Mariti. En novembre 1946, cette femme était hospitalisée à l'hôpital Tabarracci de Viareggio, atteinte d'une tuberculose pulmonaire au stade terminal. Après avoir invoqué l'intercession de Mère Maria Margherita Caiani, elle fut soudainement et totalement guérie au cours d'une nuit. Ce miracle est officiellement reconnu par le Saint-Siège, ouvrant la voie à la béatification.

Culto 04 / 05

Béatification et canonisation

Béatification solennelle par Jean-Paul II en 1989 et lieu de sépulture.

Mère Maria Margherita Caiani est solennellement proclamée bienheureuse par le pape Jean-Paul II le 23 avril 1989 sur la place Saint-Pierre à Rome, en présence de nombreux fidèles et de ses filles spirituelles. Ses restes mortels sont aujourd'hui vénérés et reposent dans la chapelle de la maison mère des Sœurs Minimes du Sacré-Cœur, située via Giuliano da Sangallo à Poggio a Caiano.

Eredità 05 / 05

Spiritualité et héritage

Dévotion au Sacré-Cœur, esprit de petitesse franciscain et expansion mondiale de la congrégation.

La spiritualité de la bienheureuse Maria Margherita Caiani repose sur deux piliers fondamentaux : la dévotion réparatrice au Sacré-Cœur de Jésus et l'esprit de petitesse (« minime ») hérité de saint François d'Assise. Elle aimait répéter : « Je dois être morte tout en vivant : morte à moi-même, vivante pour aider les autres à vivre. » Pour elle, l'amour du prochain devait passer par le cœur de Dieu : « La source de mon amour pour les hommes, mes frères, passe uniquement par le cœur de Dieu. » Le pape François, dans un message adressé à la congrégation en 2020, a souligné que le nom de « Minimes » choisi par la fondatrice exprime un style de vie marqué par l'humilité et la simplicité, à l'image du Christ qui s'est fait petit jusqu'à la mort sur la croix. Aujourd'hui, les Sœurs Franciscaines Minimes du Sacré-Cœur poursuivent l'œuvre de leur fondatrice en Italie et dans le monde, notamment en Égypte, en Terre Sainte (Bethléem), au Brésil et au Sri Lanka, se consacrant à l'éducation des jeunes, à l'assistance aux personnes âgées et aux malades, et aux œuvres de miséricorde.

Fonte ufficiale Scheda redatta da Sancteo a partire da fonti contemporanee verificate (fonti ufficiali della Chiesa e riferimenti agiografici).

Segni e attributi

Annessi ed entità collegate

Dati strutturati per l'esplorazione: eventi, miracoli, citazioni, luoghi, attributi, patronati ed entità importanti citate nel testo.

Eventi principali

  1. Époque / mort : 1921
  2. Béatification en 1989 par Jean-Paul II

Miracoli

  1. Guérison d'Alice Poli Mariti d'une tuberculose pulmonaire terminale en novembre 1946

Citazioni

  • Je dois être morte tout en vivant : morte à moi-même, vivante pour aider les autres à vivre. https://vertexaisearch.cloud.google.com/grounding-api-redirect/AUZIYQG1onokOkTtslcSyY1N7z_HVXbwVEwZ7ZBh0_el8wFGZBktXGQAeNVq3q4F72QucevqXy8x_XU09F7IXP8MomUENapNQQXV_bvrOP1QfmhY1pg0rctiMzNgwZUxVs69dqw=
  • La source de mon amour pour les hommes, mes frères, passe uniquement par le cœur de Dieu. https://vertexaisearch.cloud.google.com/grounding-api-redirect/AUZIYQFABjLECteZBupLVlxO6qWY8C0COAHLcq6EtISbTrAh5o-_RsI1Bh4QaRNbQJNjKvKDtBHRfs-d0k-6I54iDXADHDSklYUjp4ekhlPD_XzfSsvFg9yzEGvr06iElo50mYsZ8LurXHmKxwpYBQT19unIByYRGDokizPU