Saint Félix de Nole

Prêtre et Martyr (Confesseur)

Feast : January 14th 3rd century • saint

Summary

Prêtre à Nole au IIIe siècle, Félix fut un confesseur de la foi exemplaire durant les persécutions impériales. Délivré miraculeusement de prison par un ange, il secourut son évêque Maxime avant de vivre caché dans des ruines protégées par une toile d'araignée providentielle. Bien que n'ayant pas péri sous le glaive, l'Église lui décerne les honneurs des martyrs pour ses souffrances et son humilité héroïque.

Biography

SAINT FÉLIX, PRÊTRE DE NOLE, MARTYR

Qui ad te ueniunt, quæcumque petentibus omnia præstas, Noc quemquam pateris tristem repedare uicissim, Tu duce seruatus, mortis quod uincula rupti.

« Toi qui ne refuses rien de ce qu'ils te demandent à ceux qui viennent à toi, qui ne souffres pas qu'aucun d'eux reprenne, le cœur triste, le chemin de son pays, c'est par toi que je fus sauvé, tu brises mes fers ».

Saint Grégoire, Poème sur saint Félix.

Les vertus de saint Félix ont paru si éclatantes, que de très-célèbres et de très-saints auteurs de l'antiquité ont pris un plaisir tout particulier à en faire l'éloge ; saint Paulin, saint Damase, saint Augustin, saint Grégoire de Tours, le vénérable Bède et plusieurs autres en ont laissé à la postérité ce que nous en allons dire en substance.

Cet illustre confesseur de Jésus-Christ naquit à Nole, petite ville située dans les environs de Naples ; son père était Syrien de naissance, et se nommait Hermias. Il eut deux fils ; notre Félix fut le cadet. Le père étant mort, les frères partagèrent l'héritage et embrassèrent des conditions différentes ; l'aîné prit les armes, sous l'étendard de l'empereur de la terre ; Félix, par une ambition plus généreuse, se mit au service de Jésus-Christ, l'Empereur du ciel et le Roi des rois, et méprisant tous les biens de ce monde, il résolut de ne chercher que les vraies richesses qui sont celles de l'autre vie. Pour arriver plus aisément à ce bonheur, il distribua aux pauvres la plus grande partie de son patrimoine et se consacra au service de l'Église, sous l'évêque de Nole, saint Maxime, qui le fit d'abord lecteur et exorciste. Les esprits de ténèbres, ne pouvant supporter l'éclat de sa sainteté, s'évanouissaient devant lui et quittaient les corps des possédés ; de sorte que l'évêque, reconnaissant la sainteté de son ministre dans l'exercice des ordres mineurs, l'éleva en peu de temps jusqu'à l'ordre de la prêtrise, où Félix a fait paraître une fidélité digne de son caractère, comme nous allons le voir.

Une sanglante persécution s'éleva alors contre l'Église, que les tyrans idolâtres croyaient perdre par la rigueur des supplices et la nouveauté des tourments.

Les commissaires de l'empereur étant venus en la ville de Nole, ils y cherchèrent d'abord, selon leur coutume, les chefs des chrétiens, afin que les pasteurs étant pris, les ouailles fussent plus aisément dispersées. Maxime, dont nous avons déjà parlé, gouvernait pour lors cette Église ; c'était un personnage de grande doctrine, d'une vie sans reproche et de mœurs innocentes, mais déjà vieux et cassé par les travaux ; c'est pourquoi, voyant que la tempête allait tomber sur sa personne pour perdre ensuite son peuple, il se crut obligé de céder pour un temps à sa violence, et de pratiquer à la lettre cet avis du Sauveur : « Quand ils vous persécuteront en une ville, fuyez en une autre ». Dans cette résolution, il recommanda son troupeau à son prêtre Félix, et se retira sur une montagne à l'écart, pour y attendre le secours du ciel et implorer la miséricorde de Dieu pour ses ouailles.

Cependant, les ministres des empereurs ne trouvant point l'évêque Maxime, s'attaquèrent à Félix qui était la seconde colonne de cette Église ; ils le prirent et le chargèrent de fers, et ayant fait inutilement tous leurs efforts contre lui, tant par promesses que par menaces, ils le jetèrent dans un cachot dont l'aire était recouverte de tessons de pots cassés, pour lui ravir, par ce moyen, tout le repos qu'il y eût pu prendre après toutes ses peines. Mais la même nuit, un ange de lumière parut dans cette prison, comme autrefois en celle de saint Pierre, et, parlant à Félix, lui commanda de le suivre. Le prisonnier prit d'abord cela pour un songe ; mais il vit bientôt que c'était une réalité : car, à la seconde parole de l'ange, les chaînes de son cou et de ses mains se brisèrent, l'entrave qu'il avait aux pieds tomba, et les portes de la prison s'ouvrirent pour lui donner passage, tandis que les autres captifs demeuraient enchaînés. Il suivit donc l'ange qui, allant devant, comme la colonne de feu qui précédait les enfants d'Israël au désert, le conduisit jusqu'à la montagne où le saint évêque s'était retiré ; il l'y trouva couché par terre, transi de froid, exténué par la faim, et dans un tel état qu'il semblait plus mort que vif. Saint Félix l'embrassa et le réchauffa le mieux qu'il put ; mais, reconnaissant que tous les efforts humains étaient inutiles, il eut recours à la prière ; et alors par un effet de la Providence divine, notre saint prêtre apercevant une grappe de raisin attachée à un buisson, la prit, la pressa et en fit couler le jus en la bouche du saint vieillard qui recouvra peu à peu ses forces, commença à parler, et se plaignit amoureusement de ce que Félix avait tardé si longtemps à le venir soulager.

Après quelques entretiens qu'ils eurent ensemble, ils résolurent de retourner tous deux à la ville, pour y secourir et aider les fidèles ; mais parce que le saint vieillard était si faible qu'il ne pouvait marcher, la charité, redoublant les forces de Félix, celui-ci le porta sur ses épaules jusqu'à la maison épiscopale où une bonne veuve, qui y était demeurée seule, prit soin de sa personne, tandis que notre Saint, de son côté, se cacha en sa propre maison, jusqu'à ce que l'orage fût apaisé ; alors l'un et l'autre, l'évêque et le prêtre, parurent publiquement pour visiter et consoler les fidèles qui avaient besoin de leur assistance.

Mais ce calme dura bien peu, parce que les officiers de l'empereur, retournant en la ville et apprenant que Félix y était aussi de retour, appliquèrent tous leurs soins à le chercher, et le rencontrèrent enfin sur la place, où ils lui parlèrent sans le connaître, soit que son visage leur parût changé, ou que Dieu les eût aveuglés. Le Saint donc, voyant qu'on le cherchait, se retira promptement dans le coin d'une vieille masure ; là, par une admirable providence de Dieu, des araignées filèrent en un moment une toile si épaisse que les satellites le poursuivant ne s'imaginèrent pas qu'un homme y pût être caché : pour nous apprendre, dit saint Paulin, que quand Dieu est avec nous, les toiles d'araignées nous servent de fortes murailles, et que, quand il nous manque, les murs les plus épais ne servent pas plus à nous défendre que des toiles d'araignées. Ainsi les persécuteurs s'en retournèrent le soir tout confus, et le Saint demeura chantant le verset du Psalmiste : « Quand je marcherais au milieu de l'ombre de la mort, je ne craindrais aucun mal, parce que vous êtes avec moi ». Puis il entra plus avant dans les ruines de ces vieilles maisons abattues, où il demeura six mois privé du commerce des hommes, mais consolé par la visite des anges et du Roi même des anges, lequel trouva moyen d'assister son serviteur en cette solitude. Une bonne femme, voisine de ces quartiers-là, par un mouvement de l'esprit de Dieu et sans savoir ce qu'elle faisait, portait chaque jour en un même endroit ce qu'il fallait pour la nourriture d'un homme. Saint Félix recevait cette provision comme venant de la main de Dieu, et d'ailleurs, trouvait chaque nuit l'eau dont il avait besoin pour tempérer sa soif. Je ne saurais m'empêcher d'admirer les merveilles que la divine Providence opère en faveur de ses Saints ; car elles ne sont pas moindres que celles dont il favorisa les Israélites au désert, et depuis encore, le prophète Élie dans sa fuite.

Six mois s'écoulèrent, comme nous avons dit, dans cette solitude, jusqu'à ce que la tempête ayant cessé par la mort du persécuteur (décembre 251), saint Félix parut en public et vint exhorter le peuple comme auparavant. En ce même temps, l'évêque Maxime mourut de vieillesse, accablé sous le poids des souffrances qu'il avait supportées pour Jésus-Christ : en récompense de ses fidèles services, il reçut de lui la couronne de gloire, ainsi que l'Église le reconnaît au 15 janvier. Alors chacun jeta les yeux sur Félix pour le nommer évêque en la place du défunt ; mais son humilité lui fournit tant de raisons et d'excuses, qu'il fit tomber l'élection sur un ecclésiastique de sainte vie, appelé Quintus, qui avait été fait prêtre sept jours avant lui.

Outre cet exemple d'humilité, saint Félix ne se rendit pas moins recommandable par le mépris des biens du monde et par l'amour de la pauvreté évangélique ; car le peu qu'il avait de reste de son patrimoine lui ayant été confisqué durant la persécution, et chacun lui conseillant de le redemander au rétablissement de la paix, comme avaient fait beaucoup de chrétiens, cet amant de la croix fit une réponse digne de ce qu'il était : « À Dieu ne plaise que je rentre jamais en possession des biens que j'ai perdus pour Jésus-Christ, ni que je désire les richesses de la terre, que j'ai laissées pour mieux posséder les trésors du ciel ». De sorte qu'il s'entretint le reste de sa vie au moyen d'un petit jardin et de trois mesures de terre prises à louage, qu'il cultivait de ses propres mains, sans l'aide de personne ; il lui en restait même encore pour faire la part des pauvres. Son affection pour la sainte pauvreté ne paraissait pas moins dans ses vêtements que dans sa nourriture ; car il n'avait jamais qu'un seul habit et, quand on lui en présentait un neuf, il le donnait aussitôt à quelque autre qui en avait besoin.

Voilà quelle a été la vie de ce grand Saint. Elle se termina avec beaucoup de gloire le 14 janvier, vers l'an 256. Nous savons que quelques auteurs, pour particulariser davantage les circonstances de son heureux décès, ont dit qu'un jour de dimanche, après avoir célébré la sainte messe et donné la paix, selon la coutume, à tous les assistants, il se prosterna par terre, comme s'il eût voulu faire sa prière, et qu'en cet état il rendit sa bienheureuse âme ; mais parce que cela se trouve plus expressément en la vie d'un autre saint Félix, Romain, nous ne croyons pas qu'on doive s'y arrêter.

Entre une infinité de merveilles qu'il plut à Notre-Seigneur d'opérer pour manifester la gloire de ce grand Saint, l'une des principales est que, ceux qui se trouvaient accusés d'un crime dont ils se disaient innocents, étaient menés au tombeau de saint Félix, près de Nole, où ils se purgeaient par serment, parce que, s'ils juraient faux, ils étaient infailliblement punis par quelque châtiment exemplaire.

Saint Félix de Nole est représenté dans un cachot, enchaîné et couché sur des coquillages brisés ; un ange le délivre de prison pour aller secourir son évêque ; il donne ses soins à saint Maxime qu'il trouve mourant, et lui rend la vie en faisant pénétrer entre ses dents le jus d'une grappe de raisin que Dieu vient de faire pousser miraculeusement sur des ronces ; on peut encore le représenter, comme sur le sceau de Mgr Dupanloup, évêque d'Orléans, tenant simplement cette grappe de raisin ; ou bien ayant près de lui une grande toile d'araignée, au moyen de laquelle il fut rendu invisible aux persécuteurs qui le cherchaient ; saint Félix de Nole étant du nombre des Saints appelés par les Grecs Myroblites, c'est-à-dire dont le tombeau transsude un baume miraculeux et bienfaisant, on pourrait représenter cette particularité au moyen de quelques gouttelettes tombant d'un mausolée et recueillies soit par un prêtre, soit par des fidèles ; nous ne savons si l'art a jamais reproduit l'acte d'admirable charité du saint prêtre transportant son évêque ; on a sans doute craint le manque de noblesse ; mais que ce dévouement est beau et combien, en y songeant, l'on serait tenté de voir dans cette scène, autre chose que l'héroïsme de la charité.

## CULTE DE SAINT FÉLIX DE NOLE.

Nous avons cru être agréable à nos lecteurs en terminant cette vie de saint Félix par l'histoire de son culte, empruntée au janséniste Baillet ; car cet auteur n'est pas suspect, et son témoignage a plus de poids que le nôtre lorsqu'il raconte des miracles comme faits incontestables.

On fut obligé de laisser longtemps son corps exposé à la vénération du peuple avant que de l'enterrer. Il y eut des empressements extraordinaires pour l'aller baiser et pour réclamer son intercession auprès de Jésus-Christ. Après les premiers feux de cette dévotion, qui ne discutaient jamais depuis, on mit son corps dans un tombeau de bois d'où il sortit, comme l'assure saint Paulin, une lumière et une vertu divine qui se fit sentir par un grand nombre de miracles éclatants. Ces miracles incontestables, que ses cendres sacrées opérèrent après sa mort pendant plusieurs siècles, et qui sont plus que suffisants pour attester la vérité de ceux que le Saint avait faits de son vivant, rendirent le nom de Félix célèbre par toute la terre ! On peut voir dans saint Paulin des descriptions également édifiantes et agréables. Elles tendent à prouver toutes que la foi d'un serviteur de Jésus-Christ aussi favorisé de Dieu que l'était saint Félix, purifiée par les tourments et par une longue pénitence, soutenue d'une ferme confiance et animée d'une grande charité, est capable d'élever l'homme au-dessus de la nature, et de le dispenser des lois de la mort.

La grandeur de ses miracles, jointe au souvenir des travaux qu'il avait soulevés pour la foi, porta l'Église à lui décerner les honneurs des martyrs, quoiqu'il n'eût point perdu la vie dans les tourments ; et, pour cette raison, sa fête se trouve établie en un temps où l'on ne fêtait pas encore les simples confesseurs. Elle fut très-célèbre dès son institution, précédée d'un jeûne public et d'une vigile, pendant laquelle on faisait la station sur son tombeau, comme on en avait à l'égard des plus illustres martyrs ! Saint Paulin, qui nous a dépeint la dévotion avec laquelle on observait ce jeûne et cette veille, nous apprend qu'on accourait de tous côtés à Nole pour célébrer sa mémoire, et il rapporte plus de vingt noms, tant de villes que de provinces d'Italie, dont les habitants venaient tous les ans en grande affluence avec leurs femmes et leurs enfants, la quatorzième jour de janvier, qui était celui de sa fête, malgré la rigueur de la saison et les difficultés des chemins. Paulin lui-même, cet homme si considérable dans l'empire, déjà touché de Dieu, en voulut faire le pèlerinage pour satisfaire la dévotion qu'il avait à saint Félix, parce que l'orage de diviser ou de transférer les reliques des Saints, n'étant pas encore bien établi, on se croyait obligé d'aller honorer ces Saints au lieu où ils étaient morts et où reposaient leurs corps. On a mis au nombre des prodiges faits par les mérites de saint Félix, la conversion miraculeuse et la retraite surprenante de ce grand homme, qui, ayant renoncé aux premiers honneurs du siècle et aux plus grandes richesses de la terre pour embrasser les humiliations et la pauvreté de Jésus-Christ, se tint fort heureux et fort honoré de pouvoir se réfugier au tombeau de cet illustre Confesseur, et de devenir son domestique et son portier, pour parler comme lui ! Depuis ce temps, le culte qu'il rendit à saint Félix, par reconnaissance pour les grâces qu'il témoignait avoir reçues par son intercession, fut un culte continuel. Il le commença par s'abaisser jusqu'au ministère le plus bas de son église qu'il avait soin de balayer tous les jours, donnant un spectacle d'humilité bien étonnant pour ceux qui se souvenaient de l'avoir vu sénateur, préfet de ville et consul romain. Lorsqu'il fut devenu évêque, sa dévotion envers saint Paulin ne fit qu'augmenter. Il témoigne qu'il payait à saint Félix un tribut de son corps et de son esprit tous les jours, mais qu'il lui en payait encore un autre de sa langue tous les ans, au jour de sa fête, auquel il avait coutume de chanter quelque hymne, ou de lire quelque poème nouveau de sa composition en son honneur.

L'extérieur de ce culte ne passait pas encore les limites de l'évêché de Nole vers la fin du IVe siècle. Son nom était néanmoins très-connu à Rome depuis la paix de l'Église, et on l'y distinguait fort bien de quelques martyrs du même nom dont on célébrait la mémoire. La foule de ceux que la dévotion en faisait sortir tous les ans, pour se trouver à Nole le jour de sa fête, était si grande, qu'il semblait, selon saint Paulin, que toute la ville de Rome se vidât par la porte Capène. Ce ne fut pas à Rome, mais dans un pèlerinage fait au tombeau du Saint, que le pape Damase, qui mourut quarante-six ans avant saint Paulin, reçut par son intercession la guérison miraculeuse dont par reconnaissance il a laissé la mémoire à la postérité dans quelques vers qui nous restent de lui.

Ce culte public passa de l'Italie en Afrique, où il se trouvait déjà établi dès le Ve siècle, comme il paraît par un ancien calendrier de l'Église de Carthage, dressé durant la persécution des Vandales. On voit même que sa réputation y était grande, à cause de l'éclat de ses miracles, du temps de saint Augustin. Ce Père témoigne en quelque occasion, que l'un reconnaissait assez la sainteté du lieu où reposait le corps de saint Félix de Nole. Il dit ailleurs qu'il avait appris, non sur des bruits incertains, mais sur l'assurance de témoins fidèles, que saint Félix avait non-seulement produit des effets miraculeux et sensibles par une main invisible, mais qu'il était aussi apparu à plusieurs personnes durant le siège de Nole, par les barbares, que nous croyons être les Goths conduits par Alaric. L'autorité que ce Père a toujours eue dans l'Église doit aussi attirer notre attention sur la conduite surprenante qu'il tint l'an 404, à l'égard d'un prêtre d'Hippone accusé d'un crime énorme, et qui nous fait juger combien saint Félix de Nole était célèbre dans l'Afrique, où l'on honorait d'ailleurs beaucoup d'autres saints de pays qui portaient le même nom, auxquels cependant Dieu, qui dit : « distribue tes dons à qui il lui plaît », n'accordait pas la même vertu des miracles. Car, comme ce grand prélat ne put trouver des preuves pour justifier ni pour condamner celui qu'on accusait, et qu'il voulait néanmoins faire cesser ce scandale qui troublait toute son Église, il ordonna que l'accusateur (le moine Spes) et l'accusé (le prêtre Boniface) passeraient en Italie, et iraient au tombeau de saint Félix à Nole, espérant que, par ses mérites, il plairait à Dieu de faire connaître miraculeusement la vérité, et que l'un et l'autre étant obligés de s'y justifier par serment, le parjure de l'un des deux y serait découvert et suivi de quelque punition divine.

On faisait la fête de saint Félix de Nole à Rome dès le temps de saint Grégoire le Grand, et même dès celui du pape Gélase Ier.

Feast Date

January 14th

Death

14 janvier, vers l'an 256