Saint Baldomer (Galmier)

Serrurier et sous-diacre à Lyon

Fête : 27 fevrier 7ᵉ siècle • saint

Résumé

Serrurier lyonnais originaire du Forez au VIIe siècle, Baldomer (ou Galmier) se distinguait par sa charité envers les pauvres et sa piété. Remarqué par l'abbé Vivence, il entra au monastère de Saint-Just et fut ordonné sous-diacre malgré son humilité. Il est célèbre pour son expression constante 'Toujours grâces à Dieu'.

Biographie

SAINT BALDOMER OU SAINT GALMIER,

## SERRURIER ET SOCS-DIACRE A LYON (vers 660).

Baldemer ou Galmier, né en France, dans le pays de Forez, se retira à Lyon en sa jeunesse, et y servit Dieu avec beaucoup de zèle et de fidélité. Il vivait pauvrement et dans une grande simplicité, toujours occupé de la prière et des autres bonnes œuvres, exerçant le métier de serrurier, nourrissant toujours quelques pauvres avec lui de ce que lui produisait le travail de ses mains, et leur donnant quelquefois jusqu'à ses outils, quand il n'avait pas autre chose.

Le mot favori qu'il avait continuellement à la bouche était : Toujours grâces à Dieu, excitant tous ceux à qui il avait affaire à le répéter souvent avec lui pour demeurer dans une perpétuelle reconnaissance à l'égard de Dieu. Il était droit, sincère, obligeant, affable, prompt à faire tout le bien qui dépendait de lui d'une pureté d'âme et de corps inviolable. Il était fort appliqué à la lecture, surtout à celle de l'Écriture sainte, et il vivait dans une mortification générale des sens. Ce qui n'empêchait pas qu'il ne fût fort gai en conversation, mais toujours fort édifiant, fécond en tours ingénieux pour porter chacun à bénir Dieu continuellement, adroit à blâmer le vice sans blesser le vicieux, savant même et agréable dans ses entretiens: ce qui parut principalement depuis qu'il se fut retiré dans un monastère.

L'abbé Vivence, qui gouvernait alors le monastère de Saint-Just de Lyon, et qui fut depuis évêque de cette ville, étant allé un jour au village d'Ouvac ou Auditiac, faire sa prière dans une église où il y avait quelque dévotion publique, y vit notre Saint sous un extérieur si pauvre, mais en même temps si grave et si recueilli, qu'il ne voulut pas revenir sans le connaître et l'entretenir. Il n'eut aucune peine à juger que c'était un grand serviteur de Dieu; et, sans lui permettre de retourner à la forge, il l'emmena avec lui et le logea dans son monastère de Saint-Just, afin qu'il pût vaquer avec moins de distraction à la prière et à la méditation des vérités divines.

Saint Galmier n'y fut point à charge à la maison; mais il y vécut des aumônes des personnes de piété qui avaient connu sa sainteté dans le monde, et il se contenta de si peu de chose, qu'il semblait ne recevoir ces charités que pour les distribuer aux pauvres.

L'évêque Gaudry, prédécesseur de Vivence, fut si touché de l'éminence de sa vertu, que, pour procurer un nouvel ornement à son clergé, il le fit sous-diacre, et voulut qu'il eût part au ministère des autels. L'humilité de notre Saint n'avait point encore eu de si rude épreuve qu'en cette occasion. Il eut recours aux larmes et aux supplications les plus pressantes, pour obliger son évêque à le laisser au rang des laïques dont il se croyait le dernier devant Dieu, comme il avait toujours affecté de l'être aux yeux des hommes. Il ne fut écouté de personne; mais il prit de si justes mesures pour empêcher qu'on ne le fît monter plus haut, qu'on fut obligé de le laisser le reste de ses jours dans son sous-diaconat, où Dieu fit connaître combien il lui était agréable par la vertu des miracles qu'il lui communiqua, et qu'il daigna lui continuer après sa mort, pour confirmer l'opinion qu'on avait eue de sa sainteté pendant sa vie.

On croit communément qu'il mourut le 27 de février, jour auquel son nom est marqué dans presque tous les martyrologes qui font mention de lui. Mais on ne convient pas précisément de l'année, puisqu'en général on soit persuadé que ce fut vers le milieu du VIIe siècle, entre 642 et 660. Son corps fut enterré dans l'église de Saint-Just, par les soins de l'abbé Vivence; et ses reliques y furent toujours en très-grande vénération au peuple, jusqu'à ce que, au XVIe siècle, elles furent enlevées et dissipées avec celles de quelques autres Saints par les Huguenots. De sorte qu'il ne reste plus qu'un bras que l'on avait détaché du corps, et que l'on gardait déjà à Saint-Galmier en Lyonnais, ville qui porte son nom, et qui est à une journée de Lyon, du côté de la Loire.

Baillet.

Événements marquants

  • Installation à Lyon en sa jeunesse
  • Exercice du métier de serrurier
  • Rencontre avec l'abbé Vivence au village d'Ouvac
  • Entrée au monastère de Saint-Just
  • Ordination comme sous-diacre par l'évêque Gaudry
  • Mort vers 660
  • Dispersion des reliques par les Huguenots au XVIe siècle

Miracles

  • Miracles opérés de son vivant et après sa mort pour confirmer sa sainteté

Citations

Toujours grâces à Dieu

— Tradition orale rapportée par Baillet

Date de fête

27 fevrier

Époque

7ᵉ siècle

Décès

Vers le milieu du VIIe siècle (entre 642 et 660) (naturelle)

Autres formes du nom

  • Galmier (fr)
  • Baldemer (fr)

Prénoms dérivés

Baldomer, Galmier