Mary MacKillop
Religieuse australienne (1842-1909), fondatrice des Sœurs de Saint-Joseph du Sacré-Cœur et première sainte canonisée d'Australie.
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Biographie
Née à Melbourne en 1842 de parents écossais émigrés, Mary MacKillop grandit dans une famille modeste avant de se consacrer à l'éducation des enfants pauvres.
Mary Helen MacKillop naît le 15 janvier 1842 à Fitzroy, faubourg de Melbourne, dans l'État de Victoria (Australie), aînée des huit enfants d'Alexander MacKillop et de Flora MacDonald, immigrants écossais de confession catholique. La famille, souvent dans la gêne financière, dépend tôt des revenus de Mary, qui travaille comme commis puis comme gouvernante et institutrice pour soutenir ses parents et ses frères et sœurs. C'est en exerçant comme préceptrice à Penola, en Australie-Méridionale, qu'elle rencontre le prêtre Julian Tenison Woods, qui devient son guide spirituel et partage son désir d'instruire les enfants des familles pauvres et isolées de la colonie. Animée d'une vocation religieuse précoce, elle ouvre en 1866 une première école dans une ancienne écurie de Penola. Prenant le nom de religion de Marie de la Croix (Mary of the Cross), elle consacre dès lors sa vie à l'enseignement et aux œuvres de charité. Elle meurt le 8 août 1909 au couvent de North Sydney, en Nouvelle-Galles du Sud, à l'âge de soixante-sept ans, après plusieurs années affaiblie par la maladie.
Vie et oeuvre
Avec le père Julian Tenison Woods, elle fonde en 1866 les Sœurs de Saint-Joseph du Sacré-Cœur, premier institut religieux d'origine australienne, voué à l'éducation des pauvres.
En 1866, à Penola, Mary MacKillop fonde avec le père Julian Tenison Woods l'Institut des Sœurs de Saint-Joseph du Sacré-Cœur, premier ordre religieux d'origine australienne, dont les membres sont appelées « Josephites ». La congrégation se distingue par sa volonté de porter l'instruction gratuite jusque dans les régions rurales reculées et les quartiers pauvres des villes ; les sœurs ouvrent écoles, orphelinats et maisons d'accueil (les « Providences ») pour les indigents, les femmes et les enfants abandonnés. Sous l'impulsion de Mary MacKillop, l'institut connaît une expansion rapide à travers l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Son insistance sur un gouvernement centralisé de la congrégation et son indépendance vis-à-vis de certaines autorités diocésaines lui valent de vives oppositions : en septembre 1871, l'évêque d'Adélaïde, Laurence Sheil, prononce contre elle une sentence d'excommunication, levée dès février 1872, l'évêque ayant reconnu l'injustice de la mesure sur son lit de mort. Confirmée comme supérieure générale, Mary MacKillop poursuit l'œuvre éducative et caritative qui demeure aujourd'hui la marque des Sœurs de Saint-Joseph.
Cheminement vers la saintete
Sa spiritualité, marquée par la confiance en la Providence et le service des plus démunis, et son endurance dans l'épreuve nourrirent très tôt une réputation de sainteté.
La spiritualité de Mary MacKillop s'enracine dans une confiance abandonnée à la Providence et dans un amour concret des pauvres, résumé par la maxime qui lui est traditionnellement attribuée : « Never see a need without doing something about it » (« Ne voyez jamais un besoin sans y répondre »). Confrontée à l'incompréhension de certaines autorités ecclésiastiques, à l'excommunication injuste de 1871 puis à des enquêtes canoniques sur sa congrégation, elle fait preuve d'une remarquable docilité et d'une absence de ressentiment, recommandant à ses sœurs la patience et le pardon. Sa dévotion à saint Joseph et à la Croix, signifiée par son nom de religion, accompagne une vie de prière et de dépouillement. De son vivant déjà, son dévouement et son humilité lui valent l'estime des fidèles ; à sa mort en 1909, le cardinal Patrick Francis Moran aurait déclaré avoir assisté « au lit de mort d'une sainte ». Cette réputation de sainteté, entretenue par les Sœurs de Saint-Joseph et par les nombreux bénéficiaires de leurs œuvres, conduit à l'ouverture de sa cause de béatification.
Beatification et canonisation
Béatifiée à Sydney en 1995 par Jean-Paul II, Mary MacKillop est canonisée le 17 octobre 2010 par Benoît XVI, devenant la première sainte australienne.
La cause de Mary MacKillop aboutit à sa béatification le 19 janvier 1995, célébrée par le pape Jean-Paul II lors de son voyage apostolique en Australie, au cours d'une messe à l'hippodrome de Randwick, à Sydney ; le pape la salue alors comme « la première Australienne formellement déclarée parmi les bienheureux du Ciel ». Le miracle retenu pour la béatification est la guérison de Veronica Hopson, atteinte d'une leucémie jugée mortelle en 1961 et rétablie après avoir invoqué l'intercession de la fondatrice. Le 19 décembre 2009, la Congrégation pour les causes des saints reconnaît un second miracle : la guérison complète et durable de Kathleen Evans, atteinte d'un cancer du poumon inopérable avec métastases cérébrales dans les années 1990. Le pape Benoît XVI procède à sa canonisation le 17 octobre 2010, sur la place Saint-Pierre à Rome ; Mary MacKillop devient ainsi la première sainte d'Australie. Sous le nom de sainte Marie de la Croix MacKillop, elle est fêtée liturgiquement le 8 août, jour anniversaire de sa mort.
Spiritualite et heritage
Première sainte australienne, elle demeure une figure nationale ; les Sœurs de Saint-Joseph poursuivent son œuvre éducative et caritative, et un sanctuaire lui est dédié à North Sydney.
Première sainte canonisée d'Australie, Mary MacKillop est devenue une figure emblématique du catholicisme et de l'identité australiens, au-delà même des cercles religieux. La congrégation qu'elle a fondée, les Sœurs de Saint-Joseph du Sacré-Cœur, demeure active en Australie, en Nouvelle-Zélande et dans plusieurs pays, perpétuant son engagement pour l'éducation des plus défavorisés et les œuvres sociales. Son tombeau et son mémorial se trouvent au Mary MacKillop Place, sanctuaire situé à North Sydney, lieu de pèlerinage qui conserve ses reliques dans la chapelle dédiée. Plusieurs écoles, paroisses et institutions caritatives portent son nom à travers l'Australie. Vénérée comme intercesse pour les causes désespérées et comme patronne de l'archidiocèse de Brisbane, elle est invoquée en lien avec l'éducation et l'attention aux pauvres. Sa devise — répondre à tout besoin rencontré — continue d'inspirer de nombreuses initiatives sociales et éducatives qui se réclament de son héritage.
Iconographie
Signes et attributs
Annexes & entités liées
Données structurées pour l'exploration : événements, miracles, citations, lieux, attributs, patronages et entités importantes citées dans le texte.
Événements marquants
- Époque / mort : 1909
- Canonisation en 2010 par Benoît XVI
Miracles
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- {'description': "Guérison complète et durable de Kathleen Evans, atteinte d'un cancer du poumon inopérable avec métastases cérébrales dans les années 1990 ; second miracle reconnu par décret du 19 décembre 2009 pour la canonisation."}
Citations
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Never see a need without doing something about it.
Sentence traditionnellement attribuée à Mary MacKillop, reprise par les Sœurs de Saint-Joseph du Sacré-Cœur (sosj.org.au)