Originaire du Loiret, saint Ithier fut un évêque de Nevers au VIIe siècle, réputé pour sa sainteté et ses connaissances en médecine. Après une vie de retraite et de guérisons miraculeuses, il fut appelé à diriger le diocèse de Nevers vers 690. Son culte, marqué par de nombreuses translations de reliques, reste vivant à Nogent-sur-Vernisson et dans le Berry.
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SAINT ITHIER, ÉVÊQUE DE NEVERS (695).
Origines et formation
Originaire de Nogent-sur-Vernisson, Ithier se consacre à l'étude de la morale et de la médecine pour soigner tant les âmes que les corps.
Saint Ithier (Itherius) était originaire de Nogent-sur-Vernisson Nogent-sur-Vernisson Saint Ithier (Itherius) était originaire de Nogent-sur-Vernisson. , entre La Bossière et Montargis (Loiret). À une foi vive, à une sainteté exemplaire, il unissait des connaissances variées et étendues. Non content de se livrer à l'étude de la morale, il avait voulu travailler avec ardeur à la physique, qui comprenait la médecine, afin de pouvoir être doublement utile au prochain, en lui procurant la santé de l'âme et celle du corps.
Renommée et retraite
Sa réputation de guérisseur attire les foules, le poussant à se retirer dans la solitude pour préserver son humilité face au succès de ses remèdes.
De tous les côtés on accourait à lui, et les malades s'en retournaient soulagés de leurs infirmités, parce que Dieu bénissait les remèdes de son serviteur. Pour lui, loin de s'attribuer la gloire des guérisons qu'il opérait, il engageait les malades qu'il avait guéris à réserver pour Dieu toute leur reconnaissance. Cependant, craignant que la vaine gloire ne s'emparât de son cœur, il se retira dans un lieu désert et inculte. Bientôt sa retraite fut découverte, et on vint à lui de toutes parts comme auparavant.
Épiscopat à Nevers
Appelé par le clergé et le peuple, il devient évêque de Nevers vers 690 et poursuit ses miracles dès son entrée dans la cité.
Le bruit de sa sainteté et des prodiges qu'il opérait parvint jusqu'à Nevers Nevers Le bruit de sa sainteté et des prodiges qu'il opérait parvint jusqu'à Nevers. , dont l'Église était veuve l'Église était veuve Nevers, dont l'Église était veuve par la mort de son évêque. par la mort de son évêque. Le clergé et le peuple demandèrent Ithier pour le remplacer. Celui-ci, craignant de résister à la volonté divine, y consentit. Il fut donc ordonné prêtre et reçut l'onction pontificale vers 690.
En entrant dans sa ville épiscopale, il rencontra aux portes de la cité un homme perclus depuis de longues années; il le guérit sur-le-champ de ses infirmités; il délivra aussi un possédé dans cette circonstance. Après avoir fait briller sur le siège pontifical les vertus qu'on avait remarquées en lui dans sa retraite, il mourut plein de mérites, vers l'an 695 ou 696.
Culte local à Nogent
Une fontaine et une croix marquent le lieu de sa jeunesse à Nogent, devenant un centre de pèlerinage pour les malades et les processions.
Les habitants de Nogent Nogent Les habitants de Nogent montrent à l'extrémité de cette paroisse une fontaine. montrent à l'extrémité de cette paroisse une fontaine auprès de laquelle était, assurent-ils, l'habitation des parents de saint Ithier. C'est là que le Saint a passé les premières années de sa vie. On y a planté une croix et, depuis bien des siècles, les habitants de Nogent et des environs s'y rendent en procession dans les calamités publiques. Les malades y accourent aussi pour obtenir, par l'intercession du saint évêque, la guérison de leurs maux.
Variations liturgiques
Les dates de sa fête varient entre les diocèses de Sens, Orléans et Nevers, témoignant de l'histoire complexe de ses reliques.
La fête de saint Ithier se célébrait à Nogent le 17 juin, lorsque cette paroisse faisait partie du diocèse de Sens; depuis qu'elle dépend de celui d'Orléans, la fête de saint Ithier n'a lieu que le 9 juillet. L'ancien martyrologe de Nevers marque sa mort au 25 du même mois; cependant sa fête se célèbre dans le diocèse de Nevers le 8 juillet. Cette variation a dû être la suite de quelques translations des reliques de notre Saint.
Reliques et péripéties historiques
Mort dans le Berry, ses reliques circulent entre Nogent, Sully et les Aix-d'Angillon avant d'être dispersées par les Huguenots.
Il paraît certain qu'il mourut dans le Berry Berry Il paraît certain qu'il mourut dans le Berry. ; son corps fut transporté à Nogent, son pays natal. Au XIe siècle, son culte était déjà fort répandu. Plusieurs églises du Berry furent mises sous son invocation, entre autres la collégiale de Saint-Ithier des Aix-d'Angillon. En 1403, Jean, duc de Berry Jean, duc de Berry En 1403, Jean, duc de Berry, donna à cette collégiale une partie du chef et d'un bras du saint évêque. , donna à cette collégiale une partie du chef et d'un bras du saint évêque, reliques qu'il avait obtenues du prieur de Nogent. La collégiale de Sully-sur-Loire Sully-sur-Loire La collégiale de Sully-sur-Loire le reconnaissait aussi pour son patron. le reconnaissait aussi pour son patron. Lorsque les Huguenots entrèrent dans Nogent, ils dispersèrent les reliques du saint évêque. Avant la Révolution de 1793, il ne restait plus à Nogent qu'un seul doigt qui y avait été rapporté, en 1656, du trésor de la collégiale de Sully-sur-Loire.
Tiré de l'Hagiologie Nécernaire, par Mgr Crennier Mgr Crennier Tiré de l'Hagiologie Nécernaire, par Mgr Crennier. .
Annexes & entités liées
Données structurées pour l'exploration : événements, miracles, citations, lieux, attributs, patronages et entités importantes citées dans le texte.
Événements marquants
- Études de morale et de physique (médecine)
- Retraite dans un lieu désert pour fuir la vaine gloire
- Élection au siège épiscopal de Nevers
- Ordination sacerdotale et onction pontificale vers 690
- Guérison d'un perclus et délivrance d'un possédé aux portes de Nevers
- Mort dans le Berry et translation du corps à Nogent
Miracles
- Guérison d'un homme perclus aux portes de Nevers
- Délivrance d'un possédé
- Guérisons nombreuses par la médecine bénie par Dieu
- Vertus curatives de la fontaine de Nogent